Entretien routier : 30 contrats pour 1400 km dans l’Adamaoua

Le ministre des Travaux publics a rassuré les parlementaires, qu’il recevait en audience le 4 avril à Yaoundé, que tous les chantiers engagés seront exécutés.

Le ministre des Travaux publics et les parlementaires de l’Adamaoua.

Députés et sénateurs de la région de l’Adamaoua étaient chez le ministre des Travaux publics (MINTP) Emmanuel Nganou Djoumessi le 4 avril dernier à Yaoundé. Une occasion pour le ministre de faire le point sur les chantiers de travaux routiers dans cette région. 30 contrats couvrant 1400 km de route sont actuellement actifs dans l’Adamaoua. Des chantiers qui sont pourtant source d’inquiétudes pour les élus qui l’ont fait savoir au ministre.

Les parlementaires de cette région ont ainsi fait part de leurs préoccupations quant à l’exécution des différents chantiers routiers dans l’Adamaoua. Il s’agit notamment du franchissement du pont sur le fleuve Lom, de la performance des entreprises adjudicataires de contrats d’entretien ou de construction d’infrastructures routières ; ou encore le bitumage attendu de l’axe Ngaoundéré-Tignère.

Ils n’ont pas manqué de déplorer l’état de la nationale N6 à partir du pont de la Mape et les voies de desserte du département du Faro et Deo.

Route Ngaoundéré-Garoua

Les parlementaires ont cependant apprécié le déroulement des travaux sur l’axe Léna-Tibati qui fait partie de la construction de la nationale 15 qui relie Batchenga dans la région du Centre à Tibati dans l’Adamaoua.

Les travaux en cours sur la route Ngaoundéré-Garoua, objet d’une descente du ministre le 26 mars dernier, ont par ailleurs été évoqués par le MINTP.

Avant cela, les parlementaires de la région du Sud étaient reçus par le ministre Nganou Djoumessi. A ces élus, préoccupés par le bitumage de la route Ebolowa-Kribi, tronçon Akom II-Kribi, le MINTP a rassuré de ce que le chantier sera exécuté.

En rappel, le 21 mars dernier, le MINTP recevait le top management de la société italienne ICM-CMC chargée de réaliser l’ouvrage.

Au PDG de cette entreprise, le MINTP a demandé de revoir à la baisse le coût de cette route de près de 180 km. Emmanuel Nganou Djoumessi a informé ICM-CMC de ce que le gouvernement ne pouvait payer 200 milliards FCFA pour cette infrastructure pour cause de marasme économique. ICM-CMC a été invité a abandonné certains aménagements sur cet axe, à l’instar de dispositifs pouvant accueillir la fibre optique.

Il faut noter que ces visites d’élus s’effectuent en marge de la session parlementaire en cours dans les deux Chambres. Lesdites visites rentrent dans le cadre des audiences que ce membre du gouvernement va accorder aux élus des dix régions.

Rémy Binoui

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