Entrepreneuriat : les jeunes africains dans le business

À travers le Camp international des jeunes entrepreneurs africains (CIJEA), ils entendent créer des fédérations et le Conseil panafricain de l’entrepreneuriat jeune pour plus de partage d’expérience.

La délégation comorienne à l’esplanade du Musée national (Yaoundé)

L’urgence des jeunes africains à s’autonomiser se ressent au Musée National du Cameroun ces trois jours (16 au 18 novembre 2023) de travaux tenus dans le cadre de la semaine internationale de l’entrepreneuriat. À l’occasion, des délégations d’entrepreneurs lieux de sept pays africains ont participé à Yaoundé au Camp international des jeunes entrepreneurs africains (CIJEA).
Selon Patrick Nwentiegho, promoteur de l’événement, la présence de ces jeunes se justifie à double titre. «Il est question de créer à coté de toutes les initiatives qui sont mises sur pied une certaine coordination et fédération entre les jeunes entrepreneurs africains. Et aussi de mettre en place un conseil panafricain de l’entrepreneuriat jeunes». Et d’ajouter: «Nous sommes à Yaoundé en présence des sept pays hôtes pour repenser l’entrepreneuriat jeune en Afrique selon une philosophie d’aller collectivement pour gagner individuellement».

Engouement
Pour Jemuel Melchi Madebobou, cet évènement intégrateur autour de l’entrepreneuriat jeune est capital. « Ce qui galvanise davantage ma présence ici au Cameroun à l’événement est l’idée qu’il charrie. L’engouement et la volonté des jeunes à se prendre en charge, à s’autonomiser», indique-t-il. Selon son analyse, les pays africains, et de manière globale les jeunes, font face au problème d’insertion professionnelle. «Le taux de chômage est élevé dans les États africains qui se projettent vers l’émergence, et pour y parvenir, nous les jeunes avons décidé de nous réunir en comité pour mieux asseoir l’entrepreneuriat», explique le Secrétaire général adjoint du Conseil des jeunes entrepreneurs centrafricains (CNJECA).

Et de poursuivre : « l’entrepreneuriat repose sur la formation ; À travers les ateliers organisés, nous partageons et échangeons sur les difficultés quotidiennes, et nos expériences pour pouvoir donner un nouveau cap ou vision à l’Afrique». Jemuel Melchi Madebobou capitalise son séjour au Cameroun. «Avant, j’avais des projets entrepreneurs, ce qui me manquait, c’était l’initiative; ce que je retiens dans les différents panneaux est qu’il faut oser. Il faut se lancer, et avant de se lancer, avoir un projet fiable à la base, ensuite il faut s’informer. C’est-à-dire, faire l’étude du marché pour apporter quelque chose de neuf», dit-il.

L’ingéniosité
Les Comores, par la voix de Fazdat Anliqichekh, Secrétaire général du Centre de formation Institut entrepreneurial des Comores (IEC), présente le savoir-faire du pays. «Il y a des entrepreneurs qui ont leur entreprise, et celles qui sont dans les centres de formations qui s’occupent des formations professionnelles et entrepreneuriales. Nous avons des possibilités de faire des formations à court terme et à long terme ; elles vont d’un mois à onze mois au plus», explique-t-elle. Entre autres savoir-faire, les Comoriennes présentent au public des huiles faites à base du clou de girofle, l’huile de noix de coco, les épices à base des matières premières, et les biscuiteries. «On espère qu’à l’issue de cet évènement, nous allons signer des partenariats et avoir des investisseurs qui peuvent nous accompagner», conclut-elle.

Olivier Mbessité

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