Élection Présidentielle en RDC : le jeu trouble de la SADC

Après avoir apposé leur signature sur la dernière déclaration de l’UA appelant à suspendre la proclamation des résultats, l’institution régionale vient de féliciter le candidat déclaré Félix Tshisekedi.

La communauté de développement de l’Afrique Australe (SADC) vient d’adouber Félix Tshisekedi. Déclaré élu par la cour constitutionnelle de la République démocratique du Congo aux premières heures de ce dimanche 19 janvier 2019. Hage G. Geingob, Président en exercice de cette institution et Président de la Namibie déclare « au nom de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), et en mon nom propre en tant que président, nous félicitons le président élu de la RDC Félix Tshisekedi, après les élections du 30 décembre et l’arrêt de la Cour constitutionnelle du 19 janvier ».

La fermeté du communiqué s’illustre par les mots suivant « la SADC réitère la nécessité de respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC. La SADC demande à toutes les parties prenantes de soutenir le président élu et son gouvernement dans le maintien de l’unité, de la paix et de la stabilité ».

Outre la position du Président en exercice, plusieurs Chefs d’Etat membres de cette organisation ont félicité le président déclaré élu. Le Burundi et la Tanzanie ont également félicité le nouveau président congolais. Sur leur compte Twitter respectif, John Magufuli de la Tanzanie et Pierre Nkurunziza ont adoubé leur désormais collègue.

Volte-face

Ce nouveau volte-face, le quatrième en l’espace d’une semaine. Après avoir appelé à un recomptage des voix et à un gouvernement d’Union nationale le 13 janvier dernier. Quatre jours plus tard, l’institution communautaire a tenu une rencontre à Addis Abeba à l’issue de laquelle elle félicitait le leadership de Joseph Kabila et de la CENI ; appelant l’ensemble des formations politiques engagées au respect de la loi. Pour les acteurs internationaux, la SADC a invité à reconnaitre la sacralité de la souveraineté de la RDC.

Quelques plus tard, à une réunion de haut niveau convoqué par le président en exercice de l’UA, l’institution d’Afrique australe a signé le communiqué qui demandait aux autorités kinoises de suspendre la proclamation des résultats.Une position motivée par les sérieux doutes qui faisaient peser des suspicions sur la conformité des résultats publiés le 10 janvier par la CENI. Les félicitations de ce dimanche matin achèvent de démontrer la curieuse danse de cette institution qui compte parmi les plus intégrée du continent africain.

                                                                    

Zacharie Roger Mbarga

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