Egypte 2019 : La Caf «entièrement satisfaite» de l’organisation

Mouad Hajji, le secrétaire général de l’instance continentale, l’a déclaré le 7 juillet 2019 au Caire.

Mouad Hajji (à droite) pendant la conférence de presse

Pour les officiels de la Caf, le bilan sportif est bon. Personne ne parle des pelouses. On a la chance d’avoir des terrains en parfait état, salués par les équipes. La bonne surprise au niveau de la sécurité, pourtant annoncée comme le gros point noir de l’événement. «Tout le monde est satisfait. Je pense que nous sommes en train d’assister à un tournoi exceptionnel, avec ce nouveau format à 24 nations. Il y a eu des efforts conjugués entre la Caf et l’Etat égyptien pour réussir ce rendez-vous. L’événement se passe dans d’excellentes conditions», a affirmé le SG en conférence de presse tenue au stade international du Caire.

Interrogé sur le passage du tournoi de 16 à 24 nations, le responsable marocain a défendu le projet initié par l’instance africaine : «Nous sommes conscients que ce nouveau format nécessite des stades et des terrains d’entraînement, le Cameroun, la Côte d’Ivoire et la Guinée auront largement le temps pour se mettre à niveau. Nous sommes certains que le Cameroun sera au rendez-vous en 2021, nous sommes prêts à l’assister. Idem pour la Côte d’Ivoire (2023) et la Guinée (2025), a priori nous n’avons aucun souci à nous faire. Nous sommes arrivés à un stade élevé d’organisation».

Sur le même sujet, Mouad Hajji a enchaîné: «Le passage à 24 nations a été une décision très pertinente. Ça a permis par exemple à Madagascar de se qualifier pour les 1/8 de finale pour sa première participation. Le Burundi et la Mauritanie ont signé leur première présence dans le tournoi. Nous recherchons un football plus ou moins compact avec des équipes qui peuvent sortir du lot».

Evoquant le niveau général de la compétition, le dirigeant de la Caf s’est dit «satisfait» : C’est une compétition exceptionnelle au niveau du jeu et du fair-play. Il a toutefois reconnu que les matchs de l’Egypte ont été suivis par plus de 70 000 spectateurs, et jusqu’ici les autres rencontres de la compétition se sont déroulées devant des gradins presque vides. Mouad Hajji a tenu à justifier cette situation. Selon lui, l’organisation de cet événement a été attribuée très tardivement à l’Egypte, laquelle s’est concentrée sur le plan infrastructurel. «Nous avons discuté avec le Comité Local d’Organisation (LOC) sur l’importance d’avoir plus ou moins des stades remplis, il y a des projets qui sont actuellement à l’étude. Le comité est en contact avec des associations à caractère caritatif pour permettre à des enfants et aux personnes à mobilité réduite d’assister aux matchs», a-t-il fait savoir.

Enfin, Mouad Hajji a réagi à la désignation de la Secrétaire Générale de la Fédération Internationale de Football (Fifa), la Sénégalaise Fatma Samoura, comme déléguée-générale de la Fifa pour l’Afrique, pour une période de six mois, afin de «remettre de l’ordre» dans l’administration de la Caf. «L’arrivée de Samoura est une grande opportunité. Elle arrive avec un groupe d’experts, ça va permettre d’accélérer les réformes dans un climat de bonne gouvernance, d’équité. Ça nous permettra de gagner beaucoup de temps par rapport aux réformes mis en place depuis l’arrivée du président Ahmad Ahmad. Il y aura des commissions et des instruments pour aller de l’avant avec la FIFA, elle qui aide beaucoup l’Afrique avec notamment son programme Football for Hope», a dit le secrétaire général de la Caf.

 

Synthèse Jean-René Meva’a Amougou
Source : Caf

Cameroun 2021, on y pense déjà !

La Confédération africaine de football (Caf) a dévoilé le 6 juillet 2019 les noms des équipes qui composent les pots, en prélude du tirage au sort officiel des éliminatoires de la Can Cameroun 2021 dont la date reste à déterminer.

Le stade de Japoma déjà prêt à 90%

Selon une note officielle de la CAF sur la base du classement Fifa de juin 2019, le Gabon est classé dans le pot 2 avec l’Afrique du Sud, le Congo, la Guinée, le Cap Vert, l’Ouganda, la Zambie, le Bénin, la Mauritanie, le Niger, le Kenya et la Libye. Le pot 1 est composé du Sénégal, de la Tunisie, du Maroc, du Nigéria, de la RDC, du Ghana, du Cameroun, de l’Egypte, du Mali, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire et de l’Algérie. Le Pot 3 est constitué de Madagascar, du Zimbabwe, de la Tanzanie, de la Centrafrique, de la Namibie, de Sierra Leone, de la Guinée Bissau, du Mozambique, de l’Angola, du Malawi, du Togo et du Soudan.

Dans les chapeaux 4 : Burundi, Rwanda, Guinée Equatoriale, Lesotho, Eswatini, Botswana, Comores, Ethiopie. Dans le dernier pot on retrouve le Libéria, la Mauritanie, la Gambie, le Soudan du Sud, le Tchad, Sao Tomé et Principe, les Seychelles et Djibouti. Selon la CAF une équipe qui sera tirée du pot 5 jouera contre une équipe tirée dans le même pot. Cette procédure sera répétée pour les six autres équipes du pot 5. Les gagnants des quatre rencontres seront qualifiés pour les matchs de groupes et iront automatiquement aux positions A4, B4, C4 et D4. Pour ce qui est des groupes il y en a 12 de quatre équipes allant de A à L.Une équipe sera tirée du pot4 et ira à la position E4.

Une procédure qui sera répétée pour les autres équipes du pot4 qui iront aux positions F4, G4, H4, I4, J4, K4 et L4. Une équipe sera tirée du pot 3 et ira à la position A3.

Cette procédure sera répétée pour les autres équipes du pot 3 en utilisant le même raisonnement d’emplacement appliqué ci-dessus. Une équipe sera tirée du pot 2 et ira à la position A2 .Cette procédure sera répétée pour les autres équipes du pot 3 en utilisant le même raisonnement d’emplacement appliqué ci-dessus. Une équipe sera tirée du pot1 et ira à la position A1. Cette procédure sera répétée pour les autres équipes du pot3 en utilisant le même raisonnement d’emplacement appliqué ci-dessus.

Source : Caf

Les potins

Ismail Bennacer, Meilleur joueur du 1er tour

Homme du match face au Sénégal, le milieu de terrain algérien sociétaire d’Empoli a rayonné de son talent les matches des Fennecs. Ismail Bennacer a été désigné meilleur joueur du premier tour obtient ce titre. Le sélectionneur algérien, Djamel Belmadi, a également été nommé meilleur coach du premier tour par la Caf. L’Algérie remporte également le titre de l’équipe la plus «fair play» du tournoi.

Par ailleurs, Madagascar a été nommé «Révélation du tournoi» et El Shennawy (Egypte), un mur impénétrable lors des trois premiers matchs remporte le titre de «Meilleur gardien».

Yaya Banana


Il est le seul Camerounais qui figure dans le 11 type de la phase de groupes de la CAN 2019. Au cours de trois matches, il a été titularisé deux fois contre la Guinée-Bissau et le Benin. D’ailleurs, il est l’un des auteurs des deux buts inscrits par le Cameroun en phase de groupe. C’était contre la Guinée Bissau. Franck Zambo deux fois homme du match ne figure pas dans ce onze type de la CAF. André Onana et Franck Zambo Anguissa, quant à eux, font partie des remplaçants.

 

Mvog-Ada

Les Nigérians ont fini leur «course contre le monstre Cameroun»

Sons de flûtes et de tambours, routes envahies, drapeaux nigérians brandis, la liesse a explosé dans ce quartier de la capitale après la qualification des Super Eagles pour les ¼ de finale de la Can.

 

Où l’on voit qu’il suffit d’un but pour entendre des sonorités et de voir des pas de «Njuju dance»? Pour trouver la réponse, rendons-nous au quartier Mvog-Ada (Yaoundé IV. Parmi les Nigérians, bien nombreux ici, on ne compte plus les chroniques mettant en relief la suprématie «légendaire» des Supers Eagles sur les Lions indomptables. Ce 6 juillet 2019, à la résidence de Mama Hukabjui, le chef de la communauté, le 8e de finale entre les deux formations s’ouvre sur le verbe coloré et l’humour ravageur des supporters agglutinés devant un écran géant. «On va manger ces Lions. Avant c’était avec le fufu, aujourd’hui, c’est avec le Busali», lance Kọ́láwọlé Túbọ̀sú. Pour cette occasion toute particulière, ce Yoruba installé à Mvog-Ada depuis une dizaine d’années joue le reporter.

Il commente le duel entre Cameroun et le Nigéria cet après-midi. La scène est d’autant plus belle que, dès la 19e minute, les Super Eagles tiennent le bon bout grâce à une avance d’un but. Ce score permet à Dibia Okey de s’exercer dans la démesure : «le Nigeria est le vrai champion d’Afrique», dit-il. Il est aussi convaincu que l’équipe de son pays est «une flopée de grands joueurs entourés de bons joueurs». «Un jeu si bon, avec des joueurs si bons!» s’exclame-t-il avant de s’extasier sur les performances individuelles. Tout est dit. Le Nigéria est sur un nuage. Avec lui, tout le public présent à la cour de Mama Hukabjui. Seuls les buts successifs de Bahoken et de Njie (41e et 43e minutes) les renvoient sur terre.

Ascenseur émotionnel
Au rythme des flûtes et tambours, la remontée survient à la 63e minute. Heureux et chahuteurs, les Nigérians ont déjà l’impression d’avoir tout lu, tout vu. «Il reste un but», prédit Mama Hukabjui. A la 66e minute: instant d’entrée au paradis. Alex Iwobi achève de tondre la crinière des Lions. Il vient de marquer, permettant aux Super Eagles de reprendre l’avantage. Dans la foule, quelqu’un entonne le compte à rebours dans les dernières secondes de la partie.

Fin du match ! 3 buts contre 2. En faveur du Nigéria, le score charrie des élans de coeur, des bouffées de noblesse, des éclats de rire. Pour le chef de la communauté nigériane de Mvog-Ada, «dans quelques mois, on publiera sans doute des thèses sur ce match». Le dignitaire ne manque pas de le faire savoir à ses amis Camerounais venus le féliciter. A l’écouter, on est dans la logique des «choses normales», avec un «Nigéria plus fort que le Cameroun».

C’est simple: les Super Eagles ont réduit en miettes la confiance et la verve des supporters camerounais. Martin Túbọ̀sú 15 ans, la voix totalement cassée: «On a beaucoup entendu parler des finales entre le Cameroun et le Nigéria, je n’étais pas né. La fête va être le 19 quand on sera champions d’Afrique !». Et d’entonner avec ses copains «champions d’Afrique! champions d’Afrique! champions d’Afrique! champions d’Afrique!» A son père de compléter: «nous n’allons plus jamais courir contre le monstre Cameroun»

 

Jean-René Meva’a Amougou

Egypte 2019

Can amère… sucrée chez les commerçants

Business mi-figue mi raisin. Le tournoi de cette année ne fait pas recette.

 

Les activités économiques autour de la Can 2019 ne rapportent pas autant de gains que dans les années antérieures. Quelques rares commerçants se glorifient du succès des ventes effectuées depuis le début de la Can. Alors que, la majeure partie des vendeurs rencontrés se plaignent d’une potentielle «crise économique».

Dans le secteur des débits de boisson par exemple, les activités semblent stables. Pour les revendeurs, les recettes ont augmenté, mais pas comme les années antérieures.

C’est le cas au quartier Nkomkana (Yaoundé II), précisément au lieudit Carrière, où foisonnent des fans de football. Dans ce bidonville de la cité capitale, on trouve des buvettes à chaque coin des rues. En ces lieux toujours bondés de monde, l’ambiance est à son paroxysme. Dans les espaces appartenant au groupe Marteau Bar, par exemple, les matches de la Can sont très courus. Fans du football et partisans des liqueurs se retrouvent pour suivre les matches de la Can en direct. Mawxell qui dirige l’un des comptoirs du groupe indique que les ventes ont augmenté.

Le jeune barman reconnait tout de même que tous les gains ne sont pas exorbitants. «Parce que tous spectateurs ne consomment pas toujours», confie-t-il. Dans le deuxième espace de vente, situé à près de 300 m du premier, la situation est la même. Sauf que le gestionnaire indique que les ventes sont bonnes.

Situation quasi identique dans l’estaminet Up station situé au lieudit Flamenco. Dans ce bar qui a pour devise «tous derrière les lionnes et les lions indomptables», les ventes ont grimpé mais légèrement. «Avec la Can les gains ont légèrement augmenté», confie Franck Erick, gérant de la structure de vente des boissons alcoolisées.

Pénurie de clientèle
Dans le secteur de la vente de télévisions, décodeur et autres, les affaires sont au ralenti. Même le sourire blanc esquissé par les vendeurs ne suffit pas à masquer les signes de désespoir sur leurs visages. Les couloirs du centre commercial sont vides faute de clients. « Depuis quelques mois, les ventes ne sont pas bonnes parce que les clients se font rares. Tous les écrans qu’on a mis en place n’ont pas été vendus », confie le propriétaire d’une boutique bien garnie en écrans. Comme ce vendeur, beaucoup d’autres se plaignent.

Ailleurs, les boutiques sont vides. Las de contempler les marchandises invendues, certains commis préfèrent sortir «se changer les idées». «Depuis ce matin, je n’ai eu que deux clients et je n’ai rien vendu. La situation est difficile», confesse un vendeur. «Le pays est en crise il n’y a pas l’argent», lance un autre. Alors que certains vendeurs du secteur de l’audiovisuel sont aux abois, quelques rares autres se consolent à travers la vente de quelques décodeurs.

Le secteur des maillots ne fait pas mieux. Ceux qui ont acquis les maillots produit par le coq sportif, nouvel équipementier des lions indomptables, se mordent bien les doigts. C’est le cas de Nadine. Propriétaire d’un prêt-à-porter elle n’a vendu aucun maillot des Lions indomptables. C’est que, explique un baron du métier, les nouveaux maillots de l’équipe camerounaise de football n’attirent pas. Parce qu’«ils sont moins beaux que les précédents» indique-t-il. Tout compte fait, la Can 2019 est bien là, et ce, jusqu’au 19 juillet 2019. En attendant, les commerçants continuent d’égrainer le chapelet dans l’espoir d’avoir plus de clients.

Joseph Julien Ondoua Owona, Stagiaire

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