Dolisie-Kibangou pour compléter le corridor Libreville-Brazzaville

La CEEAC et la Bad se sont une nouvelle fois donné la main pour mener à son terme un projet intégrateur.

Le 23 janvier dernier dans le département de Niari, au Congo Brazzaville, le président congolais, président en exercice de la CEEAC, Denis Sassou Nguesso, a en effet procédé «au lancement des travaux de construction de la route Dolisie-Kibangou», rapporte un communiqué de la Commission de la CEEAC en date du 26 janvier 2021. C’était au cours d’une cérémonie qui a connu, outre la présence des représentants de l’institution bancaire continentale, la participation d’une délégation de la Commission de la CEEAC. Au premier rang des responsables communautaires ayant alors fait le déplacement de Kibangou, se trouvait Ngakono Marie Thérèse Chantale épouse Mfoula Edjomo, commissaire à l’Aménagement du territoire et aux Infrastructures.

En réalité, pour la Bad comme pour la CEEAC, la route désormais en construction vise davantage à contribuer «à l’aménagement des chainons manquants du corridor Libreville-Brazzaville et à la concrétisation de la position de couloir principal de transit et d’échanges en Afrique centrale conférée à ce corridor». De la sorte, Dolisie-Kibangou devrait permettre aux riverains, une fois achevée, «d’accéder aux infrastructures de base et facilitera l’écoulement de leurs marchandises, entraînant par ce biais une croissance inclusive dans les zones concernées», fait observer la Commission CEEAC. Une vision que partage d’ailleurs Ngakono Marie Thérèse Chantale épouse Mfoula Edjomo, puisque le commissaire à l’Aménagement du territoire et aux Infrastructures espère, pour tout dire, que ces infrastructures favorisent l’essor économique des Etats et partant, de la sous-région.

Plusieurs autres indications ont été données au cours de la cérémonie aussi bien sur le financement que sur les spécificités du chantier appelé à faire partie intégrante d’un projet plus vaste. On a par exemple appris du communiqué de la Commission de la CEEAC que la route, longue de 193 km, est «financée par l’Etat congolais et le Fonds africain de développement, un guichet du Groupe de la Bad. Les travaux Dolisie-Kibangou frontière du Gabon, sont évalués au coût global de 44 milliards 458 millions 319 mille FCFA». Bien mieux, le chantier ainsi lancé par Denis Sassou Nguesso, va être exécuté d’après le chronogramme présenté par le gouvernement congolais, «en deux lots par la société China Road and Bridge corporation (CRBC), sous le contrôle de la société Conseil, Ingénierie et Recherche Appliqué (CIRA), au terme d’un appel d’offres international», renseigne à nouveau la Commission de la Cemac.

Théodore Ayissi Ayissi

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