La discipline économique bafouée dans la sous-région

En plein contexte de réformes économiques et financières, les règles de convergences macroéconomiques sont très peu respectées par les États membres de la communauté économique des États de l’Afrique centrale (Cemac).

Le savoir-faire camerounais en opération séduction

En 2018, aucun des six États membres n’a mis en œuvre les 4 critères de convergence. Il s’agit du (maintien de l’inflation à 3%, endettement public en deçà de 70% du PIB, un solde budgétaire supérieur à –1,5% du PIB et l’absence d’arriérés sur la dette publique).

Fortunes diverses
À l’occasion de la 36e session du Collège de surveillance multilatérale, tenu le 11 mars dernier à Douala, le rapport 2018 présente une géométrie variable dans l’implémentation desdites règles de convergence. Tandis que la Guinée Équatoriale et la Centrafrique ont respecté 3 critères (inflation, endettement public et solde budgétaire), le Cameroun n’a respecté que deux (endettement et inflation), comme le Tchad et le Gabon (solde budgétaire et endettement public). Le Congo s’est contenté de contenir l’inflation à 3%.

Le rapport d’évaluation de la mise en œuvre du Programme de réformes économiques et financières de la Cemac (Pref Cemac) annonçait déjà cette tendance en pointant notamment le rythme élevé de réendettement de certains États. Par ailleurs, les États doivent concevoir des programmes triennaux de mise en œuvre des critères de convergences et les transmettre à la Commission de la Cemac pour harmonisation. À ce jour, seul le Cameroun a respecté cette autre règle.

 

Zacharie Roger Mbarga

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