Digitalisation des services : Les régies financières camerounaises s’interconnectent

Les transports, la douane et les impôts ajustent leurs applications informatiques dans une plateforme d’échanges de données.

Le numérique, très précieux pour l’adminitration

Désormais, on parlera d’un partenariat très étroit entre les services publics camerounais relevant des transports, de la douane et du fisc. Entrée en service il y a peu, une plateforme d’interconnexion des applications informatiques favorise la collaboration et les échanges de données entre les systèmes informatiques interconnectés que sont : le Système de sécurisation des documents et titres de transport (SSDT), le Système douanier automatisé (Sydonia) et le Fiscal Information System (Fiscalis).

Le dispositif, apprend-on, rentre en droite ligne avec les objectifs assignés à chacune des administrations publiques impliquées, notamment la mise en place d’un serveur d’échange ou Swap dans chaque système. De façon pratique, le serveur de Swap du MINT contiendra l’ensemble des informations sur les cartes grises des véhicules automobiles immatriculés, tel que défini dans le protocole d’échanges. Le serveur d’échange de la DGD conservera les informations présentes sur les attestations de dédouanement des véhicules automobiles importés. Enfin, le serveur d’échanges de la DGI recueillera toutes les données affichées sur les quittances d’enregistrement des véhicules automobiles.

Un autre aspect prévoit que chaque serveur d’échange reçoive et publie les données qu’une administration met en partage ou en échange avec les deux autres administrations de la plateforme. Dans ce circuit high-tech, le passage par les serveurs d’échange permet non seulement à chaque système de poursuivre son fonctionnement normal et régulier, mais surtout, donne une certaine flexibilité à chaque administration consommatrice de données. Ainsi, ces administrations peuvent imaginer tout type d’exploitation, étant donné qu’on ne saurait être exhaustif à l’heure actuelle quant à l’ensemble des besoins d’exploitation.

Comment ça marche ?
Sur la foi des explications des experts, la consultation des données dans les divers serveurs d’échange utilise le numéro de châssis comme clé de recherche. Avant la production d’une carte grise, le SSDT vérifiera, de façon automatique à l’aide d’une requête dans les serveurs d’échange de la DGD et de la DGI, que l’attestation de dédouanement et la quittance d’enregistrement des impôts sont authentiques et figurent dans les bases de données des serveurs d’échanges de la DGD et de la DGI . Lorsque le résultat de la requête indique que le document présenté par l’usager est faux, la carte grise n’est pas produite et un rejet conséquent est généré par le SSDT et retourné aux autres administrations (DGD,DGI).

Ongoung Zong Bella

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