Développement de l’Afrique : l’Onu et l’UA accordent leurs violons à Yaoundé

Réunis dans la capitale camerounaise du 29 au 31 janvier 2018, les experts des deux organisations ont validé une approche harmonisée et intégrée de la mise en œuvre de leurs programmes de développement du continent.

Réunis dans la capitale camerounaise du 29 au 31 janvier 2018, les experts des deux organisations ont validé une approche harmonisée et intégrée de la mise en œuvre de leurs programmes de développement du continent.
Le continent africain

Le constat est clair : les pays africains n’ont pas été en mesure d’intégrer dans leurs politiques publiques les exigences de plusieurs traités continentaux ou internationaux qu’ils ont eux-mêmes ratifiés. Lors de la dernière réunion du  Mécanisme sous-régional de coordination de l’appui du système des Nations unies à la mise en œuvre des programmes de l’Union africaine et du NEPAD en Afrique centrale (MSRC-AC) organisée les 06 et 07 décembre 2016 à Libreville (Gabon), le bilan à mi-parcours présenté a fait ressortir que sur les 74 activités retenues, 07 n’avaient pu être recensées, 13 étaient considérées comme réalisées, 52 étaient en cours de réalisation et 2 n’avaient pas encore démarré.

C’est la raison pour laquelle  la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), en collaboration avec le ministère camerounais de l’Economie du Plan et de l’Aménagement du territoire, a initié, du 29 au 31 janvier dernier, un séminaire réunissant les décideurs des ministères de l’Economie et de la Planification des gouvernements de 30 pays africains. En gros, il s’agissait d’organiser le travail d’ici à la fin de 2020, fixer des points d’étape et réfléchir à la meilleure façon de préparer l’échéance 2063. C’est que «l’enjeu est de taille», tel que l’a souligné Bartholomew Armah. De l’avis du chef de la section du renouvellement de la Division des politiques macroéconomiques de la CEA, «il faut éviter une marginalisation de l’Afrique non seulement économique et politique, mais aussi morale et culturelle. Notre défi commun est de renouer sans tarder avec des citoyens désorientés, pour recréer une Afrique influente, porteuse d’un projet d’avenir et d’espérance pour tous».

Pour cela, les participants ont validé une approche harmonisée et intégrée de la mise en œuvre de deux programmes (Programme 2030 de l’Onu et le Programme 2063 de l’UA).  A en croire Adam Elhiraika, directeur de la Division des politiques macroéconomiques de la CEA, «cette approche minimisera la duplication, optimisera la mobilisation des ressources internes et les partenaires externes et soutiendra et renforcera les collaborations avec les partenaires au développement». Le fonctionnaire onusien est d’avis que les gouvernements africains devraient toujours veiller à ce que la mise en œuvre des programmes soit conforme aux priorités nationales et continentales. Les priorités, a-t-il dit, comprennent la promotion de l’investissement et de l’industrialisation dans tous les secteurs; valeur ajoutée dans les secteurs culturel, agricole, minéral et autres.

En avril prochain, un plan d’action est annoncé afin de donner du contenu à la signature en avril 2017 du cadre de paix et de sécurité entre l’UA et l’Onu.

JRMA

Intégration

Journaliste Chef de bureau Douala

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *