Déjà de bons points pour la nouvelle réglementation de change

La Banque des États de l’Afrique centrale (Beac) peut se frotter les mains. L’institution bancaire sous-régionale est tout simplement en passe d’atteindre l’objectif à la base de l’adoption de la nouvelle réglementation de change en zone Cemac.

Avec désormais 6201 milliards FCFA rétrocédés au 31 décembre 2019 par les banques secondaires, la Beac note qu’il y a «une hausse d’environ 89% par rapport à 2018. L’année dernière, les banques en activité dans l’espace Cemac n’avaient rétrocédé à la banque centrale que 3277 milliards FCFA».

Mais le principal motif de satisfaction de la banque centrale est que cette tendance haussière des rétrocessions à son profit s’est confirmée en s’accroissant au premier semestre de l’exercice en cours. «À fin juin 2020, les rétrocessions des banques se chiffrent à 4182 milliards FCFA, soit près du double du montant perçu au cours de la même période l’année dernière», s’est félicitée la Beac. L’institution bancaire a d’autant plus de raisons de le faire que, selon les indications qu’elle a faites, «ce niveau représente 127% du total des montants rétrocédés en 2017 et près de 67 % du total de 2019».

L’autre bonne nouvelle que la sous-région peut également mettre sur le compte de la nouvelle réglementation est l’impact positif que cela a sur les réserves de change de la Communauté. À en croire la Beac, celles-ci sont à date, «établies à 4348 milliards FCFA, contre 3277 milliards FCFA un an plus tôt». Mais pour la banque centrale, tous ces bons résultats ne sont pas le fait du hasard. «Ils sont imputables aux activités de contrôle sur pièce et sur place menées par la Beac depuis le début de l’année 2020, et des sanctions appliquées aux contrevenants», a indiqué en guise de mise en garde, l’institution sous-régionale.

TAA

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