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Déforestation: le Parlement européen favorable à une interdiction du caoutchouc

L’instance a adopté le 14 septembre dernier une loi interdisant l’accès au sol européen à tout produit issu de la déforestation.

En adoptant ce projet de loi, le Parlement européen a abondé dans le sens des organisations environnementales et de défense des droits de l’Homme engagées dans la lutte contre la déforestation. L’institution interdit l’importation de tout produit d’agriculture et d’élevage y découlant. Notamment le caoutchouc qui rejoint ainsi le bois, le café, le soja, l’huile de palme. Ce produit était au centre d’ne manifestation pacifique de l’ONG Greenpeace le 9 août 2021 à Yaoundé, à l’occasion de la Journée mondiale des peuples autochtones. l’organisation avait alors adressé missive au chef de la délégation de l’Union au Cameroun aux fins de parvenir à son interdiction.

Cette résolution qui a été approuvée par 453 députés qui composent le Parlement contre 57 voix contre et 123 abstentions constitue pour Greenpeace « une loi ambitieuse pour lutter contre la déforestation qui, si elle était adoptée, permettrait de bannir les produits issus de la déforestation importée, mais aussi de renforcer drastiquement la caractérisation de la dégradation forestière et le respect des droits humains. » 

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Impact attendu

Si ce texte venait à être validée en l’état lors des discussions avec la Commission européenne et les ministres de cette zone économique, l’Union européenne pourrait voir réduire ses approvisionnements en caoutchouc. Principalement ceux issus de l’UE importe à elle seule plus de 30% des exportations de caoutchouc des pays producteurs en Afrique de l’Ouest et Centrale.

Sur l’interprétation à accorder à l’acte pris par l’institution européenne, Greenpeace explique que « le Parlement a voté pour une définition plus stricte de la déforestation et des dégradations faites aux forêts, ainsi qu’en faveur de la protection des droits humains, en particulier des droits des communautés autochtones et locales, qui sont souvent transgressés quand les écosystèmes sont détruits. »

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Louise Nsana

 

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