Croix-Rouge camerounaise : 2018, l’année est soulignée au rouge

Recevant les vœux de ses collaborateurs le 31 janvier dernier à Yaoundé, Cécile Akame Mfoumou, présidente de la CRC, a annoncé qu’un grand projet social sera implémenté par l’institution humanitaire.

Une croix rouge sur fond blanc, quelqu’un aurait dit que cela n’induit aucune nuance, aucune profondeur, aucune originalité. Et pourtant, en ce 31 janvier 2018, au siège de la Croix-Rouge Camerounaise (CRC) à Yaoundé, ce symbole offre plus qu’un jeu d’arcade. «A lui seul, il résume le vocabulaire bizarre, compliqué, nombreux. A lui seul, il  fixe toutes les nuances de la pensée autour de l’événement de ce jour et montre que toutes les actions que nous allons mener tout au long de cette année sont soulignées au rouge», développe Mireille Titti, cadre à la direction de la communication de l’institution humanitaire.
Le Minsante présentant la nouvelle présidente de la Croix-Rouge

Une croix rouge sur fond blanc, quelqu’un aurait dit que cela n’induit aucune nuance, aucune profondeur, aucune originalité. Et pourtant, en ce 31 janvier 2018, au siège de la Croix-Rouge Camerounaise (CRC) à Yaoundé, ce symbole offre plus qu’un jeu d’arcade. «A lui seul, il résume le vocabulaire bizarre, compliqué, nombreux. A lui seul, il  fixe toutes les nuances de la pensée autour de l’événement de ce jour et montre que toutes les actions que nous allons mener tout au long de cette année sont soulignées au rouge», développe Mireille Titti, cadre à la direction de la communication de l’institution humanitaire.

Justement, ce jour est estampillé «jour de présentation des vœux de Nouvel an à la présidente nationale». Pour la première fois, Cécile Akame Mfoumou, reçoit son premier «bonne année Madame la Présidente». L’ambiance résume des moments d’avant-garde. L’originalité du cérémonial, sous quelque forme qu’elle se montre,  est exceptionnelle. En rien, elle ne parasite ni l’ordre du jour ni le protocole. Comme un puzzle intellectuel en folie, elle souligne au contraire la cohérence de la démarche, son projet conceptuel, celui de s’accrocher radicalement à l’éventail des valeurs fondatrices de la CRC (humanité, impartialité, indépendance, volontariat, unité, universalité, neutralité). Dans ce sens, il y a motif à se satisfaire de  ceux qui ont longtemps incarné ces valeurs et œuvré pour la CRC: Dr Simon Pierre Tchoungui (pour avoir permis l’acquisition d’un domaine foncier), William Aurélien Eteki Mboumoua (pour le rayonnement national et international de la CRC), El Hadj Modibo Halidou (pour avoir assuré l’intérim jusqu’à l’élection de la présidente actuelle).

Dans son discours, Cécile Akame Mfoumou le fait savoir par ses explications claires et bien dosées. Voilà six mois  déjà qu’elle porte la CRC, le programme ne varie pas d’iota, même si Mme la Présidente veut clairement aller plus loin dans ses nombreux chantiers.  Dans une esquisse de bilan, elle cite ceux qu’elle a elle-même engagés : la mise en place des procédures administratives et financières crédibles, l’initiation des réflexions pour l’élaboration  d’un plan stratégique à moyen et à long terme et l’élaboration d’un nouvel organigramme.

 

 Grand projet social

Selon Cécile Akame Mfoumou, 2018 signe le lancement des constructions et des réfections des bureaux des comités départementaux.  Dans ses projections, la présidente de la CRC dit avoir une vision pour les quatre prochaines années. Cette vision, déballe-t-elle, s’aligne sur celle de la stratégie 2020 définie par la Fédération internationale de la Croix-Rouge (FICR). «Il s’agira pour nous de prendre toutes les dispositions pour faire progresser en tout temps et sous toutes ses formes, l’action humanitaire de la CRC en vue de prévenir et d’alléger les souffrances humaines et d’apporter ainsi notre contribution au maintien de la paix, partout où besoin sera», annonce «la fille du père». Occasion pour elle d’énumérer quelques actions sur le terrain. Les plus en vue étant : le déploiement de la CRC à Santchou (région de l’Ouest), en octobre 2017, lors des graves inondations survenues dans cette ville faisant plus de 2 000 familles sans abri ; la remise le 29 novembre 2017, d’un don de vivres et non vivres à 154 femmes et 117 détenus mineurs de la prison centrale de Yaoundé.

Dans ce «grand projet social», Cécile Akame Mfoumou dit pouvoir compter sur des partenaires. Jusqu’ici, la coopération avec ces derniers est satisfaisante. La preuve : leur présence  à la cérémonie de ce jour. Ils sont les «invités spéciaux de Mme la Présidente».  Dans la salle, on peut voir, assis aux premières loges quelques membres du Cercle des Amis du Cameroun (Cerac), quelques visages  des Croix-Rouge française, luxembourgeoise, suédoise et italienne, de la Fédération internationale des sociétés  de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge et du Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

Autre partenaire cité par Cécile Akame Mfoumou, il y a Mme Chantal Biya. L’épouse du chef de l’Etat camerounais  qui, depuis 1994, est présidente d’honneur de la CRC, soutient, à travers plusieurs actions, les activités et les initiatives de CRC.

Jean-René Meva’a Amougou


 

Intégration

Journaliste Chef de bureau Douala

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