Crise libyenne : L’Afrique rejette les pressions externes

Le continent réclame une feuille de route et un envoyé spécial unique ONU-UA.

Les chefs d’États africains sont décidés à ne pas laisser la Libye une fois de plus entre les mains étrangères au continent. Au terme d’une réunion à huis clos le 7 juillet, lors du sommet de Niamey, le Comité de haut niveau de l’Union africaine (UA) sur la Libye n’a pas caché «sa profonde préoccupation face aux ingérences extérieures persistantes dans les affaires intérieures de la Libye. Motivées par des intérêts égoïstes, elles continuent de compromettre les efforts déployés pour asseoir un cessez-le-feu permanent et inconditionnel, comme condition indispensable au dialogue et à une solution inclusive libyo-libyenne», indique le communiqué final de la réunion à huis clos.

Afin d’exécuter son mandat et de ramener la quiétude en Libye, le Comité, dirigé par Denis Sassou Nguesso, suggère «la nomination d’un envoyé spécial conjoint de l’Union africaine et de l’Organisation des Nations unies». La visée, pour l’organisation continentale, est de «renforcer la coordination des efforts des deux organisations. Ce renforcement doit se faire sur la base d’une feuille de route unique, élaborée par cet envoyé spécial conjoint, comme outil pour apporter un soutien unifié aux efforts de paix déployés par les Libyens» précise ledit communiqué.

Plusieurs médias, dont l’AFP, et le 360 Afrique, ont rapporté une réunion tendue. Selon une source diplomatique citée par lesdits médias, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, pourtant président en exercice de l’UA et omniprésent lors du sommet, n’a pas voulu y participer, laissant son ministre des Affaires étrangères, Sameh Choukri, y représenter l’Égypte. Les conclusions devaient être validées par toutes les parties avant d’être diffusées, selon la même source.

Rappelons toutefois que la nomination d’un envoyé conjoint pour épauler l’émissaire de l’Onu en Libye, Ghassan Salamé, est une solution ancienne. Elle a été suggérée lors du sommet de février à Addis Abeba.

Joseph Julien Ondoua Owona, stagiaire

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