Crise anglophone : le président du Tgi de Bangem libéré

Fritz Mbua, président du Tribunal de grande instance de Bangem, dans le département du Kupe Manenguba, ressort de la cour d’appel du Sud-ouest, respire enfin l’air de la liberté.

Un vue de la ville de Buea, dans la région du Sud-Ouest.

Kidnappé mardi dernier 9 avril 2019 par des hommes armés non identifiés, le patron du Tgi de Bangem a passé un peu plus de 24h en captivité avant d’être élargi. Son enlèvement, a-t-on appris a eu lieu à Mile 15 par Buea. Ses ravisseurs l’ont conduit dans une destination inconnue.

Ce rapt est intervenu au moment où les séparatistes avaient imposé aux populations du département du Fako, dix (10) jours de villes mortes. Soit du 4 au 13 avril 2019. Ceci afin de frustrer la tenue du Festac (festival des arts et de la culture), organisé par la communauté urbaine de Limbe. Un appel aux villes mortes partiellement respecté dans ce département. Malgré ce mot d’ordre de désobéissance civile, le festival des arts et de la culture s’est déroulé sans anicroche.

Par conséquent, des leaders de la diaspora, réunis au sein du conseil de la république virtuelle d’Ambazonie dénommé Southern Cameroons Liberation Council, ont demandé aux séparatistes sur le terrain de lever le mot d’ordre. Ils justifient cette décision par l’impact négatif qu’ont les villes mortes sur la population. Est-ce qu’ils seront entendus par les séparatistes sur le terrain ?

Faut-il le rappeler, au fort des échanges nourris de coups de feu entre les forces séparatistes et les forces de défense et de sécurité nationale, le président du Tgi de Bangem avait placé sa famille en lieu sûr à Buea. Ceci afin de se mettre à l’abri d’une éventuelle attaque.

Bobo Ousmanou

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