La Cour constitutionnelle centrafricaine épaulée par l’UA et la CEEAC

Dans un communiqué conjoint relayé par ONU info le 4 décembre dernier, l’Onu, l’Union africaine et la Commission de la CEEAC appellent la classe politique centrafricaine à la responsabilité. Selon ces institutions, cette responsabilité doit trouver à s’exprimer et notamment se traduire par le respect du verdict rendu le 27 novembre dernier par la Cour constitutionnelle de la République Centrafricaine.

Nouveau Président de la CEEAC

C’est en vue de la tenue des élections présidentielles et législatives dans ce pays le 27 décembre prochain. De façon claire, «l’Onu et ses partenaires ont alors invité les autorités nationales centrafricaines et la classe politique à œuvrer pour des élections apaisées, transparentes, inclusives et crédibles dans le respect des délais constitutionnels et acceptées par tous», peut-on lire dans ledit communiqué. Depuis que la Cour constitutionnelle a, en effet, rendu son verdict, la crainte pour l’Onu, l’UA et la Commission de la CEEAC est que les tensions reprennent en RCA et ne compromettent la bonne tenue des différents scrutins. Cette crainte repose précisément sur le fait que cette institution juridictionnelle «a notamment fermé la porte aux candidatures des membres des groupes armés et a rejeté la candidature de François Bozizé, ancien chef de l’État, pour la présidentielle. Sur 22 candidatures, cinq ont été invalidées».

Dans le même temps, et toujours selon ce qu’en dit le communiqué conjoint, «parmi les candidatures retenues, il y a celle du président sortant, Faustin Archange Touadéra, d’Anicet Georges Doléguélé, de Martin Ziguélé, et de Abdou Karim Meckassoua». Au vu de la situation et surtout de l’importance des prochaines échéances électorales pour la stabilisation politique en RCA, les trois institutions internationale, régionale et sous-régionale encouragent alors la classe politique «à signer et à respecter le code de bonne conduite déjà validé par leurs représentants».

Par ailleurs, il est demandé aux groupes armés de «respecter leurs engagements en cessant immédiatement les violations contre les populations et de ne pas entraver le processus électoral, y compris la libre circulation des électeurs, des candidats et de leurs militants, et le bon déroulement du scrutin sur l’ensemble du territoire national», rapporte encore à ce propos le communiqué conjoint.

Théodore Ayissi Ayissi (Stagiaire)

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