Côte d’Ivoire 2023: la CAN, tout en culture

La compétition continentale se pose à chaque édition comme un moment privilégié de promotion des traditions et symboles du continent. La CAN Total Energies 2023 ne déroge pas à la règle.

Le monde entier a pu savourer la richesse culturelle de la Côte d’Ivoire à l’occasion de la Coupe d’Afrique des nations de football (CAN) 2023. Elle s’est donnée à voir à coup de grand spectacle de masques, danses patrimoniales, tenues traditionnelles et chants mythiques, pendant la cérémonie d’ouverture de la compétition le 13 janvier 2024. Le passage de praticiens de la musique urbaine à l’instar de Josey, Tay-C, Yemi Alade et Dadju a complété le tableau d’une journée qui offre un savant panache de sport et de culture. La Côte d’Ivoire se plie de ce fait à une tradition dont l’origine est aujourd’hui oubliée des mémoires collectives. «Impossible de savoir d’où vient cette habitude de mettre en avant le patrimoine culturel. Je sais simplement que depuis que je regarde la CAN, ça se passe ainsi», indique Émile Zola, journaliste sportif.

Félicitations en cascades
La cérémonie d’ouverture de la Can 2023 a su conquérir les cœurs tant au niveau national qu’à l’international. Et dans les stades, elle a tout de suite induit une ambiance surchauffée. «On a assisté à une cérémonie d’ouverture magnifique, à l’image de la Côte d’Ivoire. Cette Coupe d’Afrique sera une totale réussite et je leur souhaite d’aller le plus loin possible», a confié Hervé Renard, sélectionneur de France et ancien coach des Éléphants, le même jour au micro de Bein Sports. De quoi rappeler aux férus de football les souvenirs des éditions passées. Et dans le genre, le Cameroun se démarque. Le Pays a su charmer en son temps par ses cérémonies d’ouverture et de clôture de la CAN 2021. Lesquelles ont remporté le premier prix dans la catégorie «People’s Choice Events» lors de la 12e édition des Global Eventex Awards. Du fait notamment de l’utilisation de la réalité augmentée pour représenter le symbole de la nation. Une première dans ce tournoi continental.

Quelques années plus tôt, l’Égypte relève le défi de la culture à l’occasion de l’organisation de la CAN 2019. Le spectacle d’ouverture y relatif s’est articulé autour des pyramides de pharaons. Le Gabon et la Guinée Équatoriale ont pour leur part choisi de célébrer l’Afrique à l’ouverture de la compétition en 2012. Les richesses naturelles et fauniques de ces pays ont également été mises en exergue. En Afrique du Sud en 2013, les marionnettes et danseurs traditionnels ont exalté les pouvoirs ancestraux du pays pour faire tomber les murs du Sida et de la pauvreté à l’exemple de la chute biblique de la muraille de Jéricho.

Tout le monde s’y met
Un livre ne suffirait pour étaler la richesse culturelle du continent, ainsi que toute l’ingéniosité autour de l’organisation des festivités des Coupe d’Afrique des nations. C’est que la compétition n’a elle-même cessé de prendre de l’ampleur et des couleurs depuis sa création en 1957. «On est parti de trois équipes au commencement à 16 en 1998. Ce format est resté le même, mais depuis près de trois ans on est passé à 24 équipes, donc vous comprenez même que les festivités elles-mêmes ne peuvent qu’évoluer», constate Emile Zola. Et pour en faire le témoignage, les équipes participantes ajoutent de l’eau au moulin par la mise en vitrine de leurs cultures. Et c’est l’équipe du Ghana qui ouvre ainsi le bal à cette édition en arborant un Kente, tenue traditionnelle Ahanti. Les Maliens et les Guinéens signent quant à eux leur arrivée en Côte d’Ivoire dans leurs boubous traditionnels.

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Louise Nsana

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