Contre les Fake news et la désinformation : le Minpostel à l’unisson avec les partenaires au développement

Minette Libom Li Likeng a positionné ce 17 novembre 2022 à Yaoundé son département ministériel comme une pièce maîtresse de la coalition en cours de construction à l’échelle internationale. C’était dans le cadre de l’atelier initié par la délégation de l’Union européenne au Cameroun.

Le Minpostel, l’ambassadeur, chef de délégation de l’UE au Cameroun,
et le Mincom à l’ouverture des travaux

«Ensemble contre la désinformation». Le mot d’ordre est celui de Philippe Van Damme, l’ambassadeur et chef de délégation de l’Union européenne (DUE) au Cameroun. Il constituait ce 17 novembre 2022 à Yaoundé le fil rouge d’un séminaire atelier organisé en vue de la mobilisation des partenaires internationaux. La ministre des Postes et Télécommunications (Minpostel) y a pris activement part en faisant étalage des actions déjà entreprises et des outils dont dispose son département ministériel. Minette Libom Li Likeng portait alors, aux côtés de René Emmanuel Sadi, ministre de la Communication (Mincom), la voix du gouvernement. Avec comme boussole, les «très hautes prescriptions du chef de l’État relatives à la promotion de la culture de la cyber sécurité et la sensibilisation à l’utilisation responsable des réseaux sociaux».

Impératif catégorique
«La lutte contre la désinformation devient un impératif catégorique pour les États et les partenaires au développement». De l’avis de la Ministre, tous vivent en effet les mêmes réalités. Qu’il s’agisse de la Banque mondiale, des Nation unies, de la France, l’Espagne, l’Allemagne, l’Italie, la Belgique, du Canada, de la Grande-Bretagne ou des États-Unis d’Amérique. Ce que confirme Philippe Van Damme. Lorsqu’il indique que la désinformation est «un défi qui mine la construction démocratique, y compris chez nous en Europe». Car au final, «derrière les fausses nouvelles ou fake news, se cachent souvent des stratégies visant à manipuler l’opinion et à affaiblir les États et leurs institutions. Elle est devenue un phénomène préoccupant, observable dans tous les domaines et spécifiquement dans la politique, et l’économie». L’un des facteurs aggravants pour Minette Libom Li Likeng est «son alliance actuelle avec les technologies numériques venues renforcer son venin et étendre son impact négatif au-delà des frontières naturelles».

Attirail
Face à cette menace, le Ministre entend prendre toute sa part et toute sa place au sein de la coalition internationale en construction. Fort de ce que le Cameroun dispose déjà d’une Politique nationale de sécurité des réseaux et des systèmes d’information. Celle-ci fixe les orientations stratégiques et les initiatives prioritaires à mettre en œuvre pour opposer une réponse appropriée à l’utilisation malveillante du cyberespace camerounais. Minette Libom Li Likeng se félicite tout particulièrement du «renforcement du dispositif légal et réglementaire. La loi N°2010/012 du 21 décembre 2010 relative à la cybersécurité et à la cybercriminalité au Cameroun définit et réprime les infractions liées à l’utilisation malsaine des TIC au Cameroun.

De nombreux articles de cette loi traitent des questions spécifiquement relatives à la désinformation». En plus du code pénal et de la convention de Budapest à laquelle le Cameroun a adhéré.
L’État camerounais a par ailleurs recours à la régulation. Au travers de «l’ANTIC dont la principale mission est la lutte contre la cybercriminalité». Mais également avec le concours «du SED, de la DGSN et de la DGRE», énonce le membre du gouvernement. Le Cameroun s’appuie en outre sur le développement des infrastructures de cyber sécurité. «Notamment le Centre d’alerte et de réponse de l’ANTIC et les laboratoires d’investigation numérique de la direction de la Police judiciaire». Minette Libom Li Likeng met enfin en avant les nombreuses campagnes de sensibilisation. Elles devraient également se faire, selon René Emmanuel Sadi, en direction «des acteurs de l’espace médiatique». Dans le but de «les appeler à la responsabilité», a martelé le Mincom.

 

Théodore Ayissi Ayissi

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