Conférence internationale : La CREDAF en conclave à Yaoundé Lundi prochain

Le Cercle de réflexion et d’échange des dirigeants des administrations fiscales (CREDAF) organise sa 34e conférence annuelle Yaoundé Hilton hôtel du 10 au 13 juin 2019 sur le thème : «Le numérique au service de l’élargissement fiscal». Les travaux seront présidés par Louis-Paul Motaze, ministre des Finances.

Photo de famille des membres du CREDAF

Les principales articulations des assises qui s’ouvrent ce matin dans la cité capitale ont été dévoilées au cours d’un point de presse donné vendredi dernier dans la salle de conférence de la Direction générale des impôts (DGI). Face aux hommes des médias, Roland ATANGA FONGUE, chef de division de la législation et des relations fiscales internationales et cheville ouvrière à l’organisation de l’événement à la DGI, assisté d’Adrien TOCKE, chef de division des études, de la planification et des réformes fiscales et de Jean-Marc NIEL, secrétaire général du CREDAF, ont évoqué les enjeux, les objectifs et les attentes, avant de dérouler le programme de la Conférence internationale. Elle sera couplée aux travaux de l’Assemblée générale du CREDAF, une association non gouvernementale qui voit le jour en 1982 à Yaoundé et qui organise tous les ans des échanges d’expériences entre les responsables des administrations fiscales de ses pays membres.

Justification des assises

L’idée du CREDAF, apprend-on, est de réunir les administrations fiscales francophones pour échanger sur des problématiques qui ont un intérêt pour l’ensemble des pays membres et de déterminer ensemble les bonnes pratiques en matière d’administration fiscale pour non seulement mobiliser les recettes, mais aussi et surtout pour rendre un service de qualité aux contribuables. Aussi, le CREDAF se propose-t-il de fédérer l’ensemble de ses membres autour de ces bonnes pratiques pour plus d’efficacité, pour plus d’efficience.

Au regard du vent de modernisme qui souffle depuis peu au sein de l’administration fiscale camerounaise, l’intérêt pour notre pays d’abriter ces importantes assises n’est plus à démontrer. En effet, les autorités camerounaises se sont fixés de nombreux défis à réaliser dans la perspective de l’émergence à l’horizon 2035. Toute chose qui nécessite une mobilisation accrue des ressources fiscales internes. Et pour ce faire, l’administration fiscale, sous l’autorité du ministère des Finances, a entrepris depuis des quelques années, un train de réformes importantes qui visent non seulement à sécuriser les recettes fiscales, mais également à élargir l’assiette en vue d’offrir des services de qualité et de simplifier la vie du contribuable.

Et dans le cadre de ces réformes, l’informatique prend de plus en plus la place la plus importante. Au plan organique, il existe désormais toute une direction multifonctionnelle à la DGI qui s’occupe des questions y afférentes. Comme pour dire à la suite de Roland ATANGA FONGUE qu’au sein de la DGI, l’informatique prend toute sa place, toute son épaisseur aux plans organique et fonctionnel en termes de réalisations concrètes en matière d’identification des contribuables notamment. En témoigne le nombre considérable de mutations enregistrées sur ce chantier.

Train de reformes

1) ATANGA évoque notamment la télé déclaration fiscale, les télé paiements, les différentes facilités en termes de remboursement de crédit via l’automatisation, le contentieux qui est suivi à travers la digitalisation, le mode de paiement de la patente qui a été simplifié, l’ensemble des services a été aussi simplifié dont l’attestation de non redevance qui est aujourd’hui simplifié par le biais de la digitalisation. «Ce qui fait que le contribuable est véritablement au cœur même de ces réformes», renseigne-t-il non sans préciser que cela permet à l’administration fiscale de pouvoir mobiliser les recettes sans gros efforts comme par le passé et de focaliser désormais toute son attention sur les tâches les plus importantes en termes d’analyse et autres.

«Les travaux du CREDAF nous permettent d’accélérer ce train de mesures déjà mises en place. Il y aura une sorte de mutualisation avec ce qui se fait ailleurs en termes de numérique en termes de numérique pour faire en sorte que nous puissions bénéficier des avancées enregistrées dans d’autres pays et pour conforter les mesures qui sont prises en interne et mettre en place de nouvelles dynamiques pour aller un peu plus loin dans les réformes qui sont mises en place à la DGI», note Roland ATANGA FONGUE. L’idée étant, ajoute-t-il, une mobilisation accrue des recettes en vue du développement socio économique. L’idée étant également que le contribuable ne se sente pas à chaque fois ennuyé, voire embêté dans les opérations de déclaration, de paiement ou de contrôle de l’impôt.

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Sur les articulations de la réunion qui s’ouvre ce jour, les organisateurs relèvent qu’il est prévu des travaux en atelier sur trois grands points animés par les délégués – une centaine au total – attendus à ces assises parmi les responsables des administrations fiscales des pays membres du CREDAF : l’identification et le suivi des contribuables, la simplification des obligations fiscales et le recensement de la matière imposable. La conférence internationale qui s’ouvre ce jour à l’hôtel Hilton de Yaoundé sera couplée aux travaux de l’Assemblée générale. Il est en outre prévu quelques activités socioculturelles.

Franck Mbiakop

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