Condition féminine : le Minproff, gardien bon œil

Créé sous l’ère Biya, ce département ministériel mène son action sous l’aiguillon de deux programmes techniques et d’un programme support.

Créé sous l’ère Biya, ce département ministériel mène son action sous l’aiguillon de deux programmes techniques et d’un programme support.
Une tranche de vie au Minproff

La Femme est à l’honneur ce 08 mars. Au Cameroun, cette journée est placé sous le thème «Intensifier la lutte contre les discriminations à l’égard des femmes, renforcer le partenariat pour le développement durable». Un libellé qui, de l’avis des observateurs, trahit toute l’attention que le gouvernement porte à l’égard de la gent féminine du pays.

Au ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (Minproff), un socle de travail est disponible. Il s’agit de deux Programmes techniques et d’un Programme support. Les trois outils permettent d’œuvrer à la fois pour la promotion de la Femme et du genre, le développement de la famille et protection des droits de l’Enfant et le développement institutionnel et la gouvernance.

 

Concret

Des nombreux éléments disponibles, on retient que le Minproff a été sur le front de la ratification et de la vulgarisation des principaux instruments juridiques internationaux et régionaux de promotion et de protection des droits de la femme (notamment la CEDEF et son protocole additionnel, la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples et son protocole additionnel relatif aux droits de la femme en Afrique, le traité OHADA, etc.).

En plus de son implication à la rédaction de quelques rapports (Rapport- Pays sur la mise en œuvre de la plateforme d’action de Beijing (Beijing +20 ; Rapport- pays sur les 12 domaines critiques de Beijing ; Rapport d’étapes de mise en œuvre de la Décennie de la femme Africaine 2010-2015), cette institution gouvernementale a également procédé à la mise en place de Points Focaux et de Comités Genre dans toutes les administrations publiques et parapubliques. Ceci à l’effet d’assurer le suivi de la prise en compte des besoins spécifiques des femmes dans la définition, la mise en œuvre et le suivi-évaluation des politiques publiques et les pratiques institutionnelles.

 

Politique de proximité

Difficile de ne pas mentionner la mise en place de 48 Comités Locaux de lutte contre les mutilations génitales féminines dans les zones foyers (Extrême-Nord, Sud-Ouest, Centre). Ceux-ci jouent en même temps le rôle de sentinelle, de brigades de dénonciation et d’unités de counseling, de sensibilisation et de plaidoyer à l’intention des acteurs. Ces structures de veille et de surveillance de proximité, qui fonctionnent en même temps comme un système d’alerte, s’intègrent dans la stratégie nationale de lutte contre ce fléau qui fait partie des violences faites aux femmes.

 

Promotion économique

Ici, on parle surtout de la promotion de l’entrepreneuriat féminin, du renforcement des capacités des femmes et de la réduction de la fracture numérique. Pour l’essentiel, l’on retiendra la mise en place de divers programmes et projets : le Programme d’Appui à la Promotion de l’Entreprenariat Féminin (PAPEF) pour un montant de 07 milliards, destiné au financement des projets économiques des femmes, avec un volet accompagnement des promotrices et formation des formateurs ; le Projet Genre et accélération de l’Autonomisation Economique des Femmes le long du Corridor Batchenga-Ntui-Yoko-Lena ; le Projet d’Alimentation en Eau Potable et Assainissement en milieu rural et semi urbain (PAEPA) ; la composante Genre du Projet d’Investissement et de Développement des Marchés Agricoles au Cameroun (Genre/PIDMA) ou encore la connexion des Centres de Promotion de la Femme et de la famille à internet ;une convention a été signée à cet effet avec le MINPOSTEL, dans le cadre de la mise en œuvre du Projet Central Africa Backbone.

 

JRMA

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