Comité de pilotage de la S2ITM : Destinée et destination

Au cours de sa première session tenue à Yaoundé le 18 avril dernier, cette instance a réaffirmé sa feuille de route.

 

« En matière d’extension et de densification des infrastructures et des réseaux de transports terrestre, ferroviaire, fluvial, maritime et aérien au Cameroun, la S2ITM (Stratégie intégrée des infrastructures de transport multimodal) est, en dépit d’un niveau conceptuel élevé, la projection la plus synthétique et la plus suggestive qui soit ». Avis d’un expert au cours de la première session du Comité de pilotage de la S2ITM ce 18 avril 2023 à Yaoundé. Co-présidées par le ministre des Travaux publics (MINTP) et son homologue des Transports, les assises ont permis d’évaluer de manière systématique l’organisation et le fonctionnement du Comité. « L’objectif est de disposer d’un cadre et des outils susceptibles d’accompagner la vision 2035 du président de la République, à travers une contribution déterminante et adéquate du secteur des infrastructures de transports dans le processus de production de la richesse nationale», a déclaré Emmanuel Nganou Djoumessi, dès l’ouverture des travaux. « La finalité étant de disposer de ressources humaines dans la perspective du désenclavement des bassins de production, de l’acheminement des personnes et du fret, et de la mise en œuvre les réformes nécessaires à une performance optimisée d’ici 2035 dans notre pays » , un enchaîné Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe.
Mis en place depuis le 4 août 2022, le Comité tient toujours sa feuille de route. Globalement, celle-ci à grandes lignes : le bitumage, d’ici 2030, d’au moins 6000 km de routes ; le parachèvement des projets en cours ; le lancement d’une nouvelle génération de projets autoroutiers et routiers en accompagnement des priorités de développement agropastorales, industrielles et des services.
Au niveau des infrastructures ferroviaires, les actions retenues limitent l’entretien des 1200 km de réseau existant ; la poursuite de la construction de 1500 km de chemin de fer supplémentaires, notamment par l’extension du réseau Douala-Ngaoundéré-N’Djamena, et la construction d’infrastructures ferroviaires en accompagnement des projets industriels retenus.
Concernant les infrastructures portuaires, l’accent est mis sur la construction du port en eau profonde de Limbé et des terminaux spécialisés du port de Kribi. Il est également question de promouvoir le transport fluvial et lacustre, ainsi que la promotion des activités de maintenance.
Pour le développement du transport aérien enfin, le Gouvernement se propose de réaliser un nouveau terminal à l’aéroport international de Douala, de densifier le trafic local des personnes et du fret et de mettre aux normes internationales les infrastructures et les services existants.

Jean René Meva’a Amougou

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