INTÉGRATION RÉGIONALE

Centrafrique : 10 jours pour mettre fin à la crise

Sous l’égide de l’ONU, le gouvernement et les mouvements rebelles sont actuellement réunis à Khartoum pour trouver une solution définitive à la crise sociopolitique qui secoue le pays depuis plusieurs années.

Pourparlers centrafricains. Les représentants de l’ONU.

Le représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique centrale et chef de l’UNOCA, François Louncény Fall, et son collègue Parfait Onanga-Anyanga, représentant spécial pour la RCA et chef de la MINUSCA, ont pris part jeudi 24 janvier à Khartoum (Soudan), à l’ouverture des pourparlers de paix entre les autorités de Bangui et les quatorze groupes armés actifs sur le territoire centrafricain.

Ces pourparlers, censés durer au moins une dizaine de jours, devraient favoriser la fin des violences que continuent de commettre abusivement ces groupes armés contre des civils, des Casques bleus et des travailleurs humanitaires.

L’un des enjeux est donc l’adoption d’un accord pour la paix et la réconciliation, sous l’égide de l’Union Africaine avec l’appui des Nations Unies. Cet accord sera accompagné d’un mécanisme ou d’un comité de suivi afin de garantir la mise en œuvre effective des recommandations et des engagements pris par les différentes parties prenantes.

L’implication du représentant spécial et chef de l’UNOCA dans ces négociations est en cohérence avec le mandat que lui a confié le Conseil de sécurité des Nations Unies. Dans sa déclaration du 10 août 2018, le Conseil de sécurité l’invite « à continuer de prêter [son] concours à la MINUSCA, et d’intensifier les efforts visant à faire progresser le processus de paix et de réconciliation en cours en République centrafricaine ».

Le Conseil rappelle que ces efforts sont « menés par la région dans le cadre de l’Initiative africaine pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine et la feuille de route connexe adoptée le 17 juillet 2017 à Libreville, qui constituent le principal mécanisme porteur d’une solution politique pour le pays ».

Avant le début des travaux François Louncény Fall et Parfait Onanga-Anyanga avaient participé à une rencontre avec les représentants des groupes armés présents à Khartoum. Le message à leur endroit est constant et conforme aux attentes du Conseil de sécurité : cesser toute forme de violence et de déstabilisation, « déposer les armes immédiatement et sans condition et à participer sans réserve au processus de paix ».

Journal Intégration, avec l’UNOCA

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