Pour son centenaire au Cameroun : L’OIT chante l’hymne de la paix sociale et économique dans le pays

Au cours de la journée portes ouvertes organisée à Yaoundé le 24 mai 2019, le démembrement de l’Organisation des Nations unies a présenté l’image d’une structure au service du respect du travail décent.

François Murangira face à la presse

Depuis le 26 février 2019, l’évènement occupait le haut de l’agenda des mandants tripartites et des hautes autorités camerounaises. À cette date-là, les deux parties ambitionnaient de donner hauteur et couleur à la célébration du centenaire de l’Organisation internationale du travail (OIT) au Cameroun. À Yaoundé ce 24 mai 2019, le rêve prend chair à travers la journée portes ouvertes de l’ETD/BP (Équipe d’appui technique de l’OIT au travail décent pour l’Afrique centrale et Bureau pays pour le Cameroun, la Guinée Équatoriale et Sao Tomé-et-Principe.

Le temps d’une matinée, le public, composé d’activistes syndicaux et de représentants des structures placées sous la tutelle du ministère camerounais du Travail et de la Sécurité sociale (MINTSS), déambule à loisir dans les jardins de l’ETD/BP. François Murangira, le maître des lieux, affirme que pour ce jour, cette instance joue la carte de la transparence. «Nous voulons montrer au public qu’aux côtés des pouvoirs publics et des syndicats, nous relevons chaque jour le défi de la paix sociale et économique au Cameroun», confie-t-il à la presse.

Entre les lignes, il est implicitement établi que l’OIT abat un travail remarquable dans le pays. Ce travail, explique François Murangira, est observable à partir d’une expertise déclinée en la compilation des données statistiques et des enquêtes. Depuis 1967, année d’ouverture de son bureau à Yaoundé, l’OIT se déploie comme l’observatoire des données locales sur le travail en entreprise. Cela passe, précise le directeur de l’ETD/BP-Yaoundé, par l’élaboration et la mise en œuvre des programmes et plans nationaux de développement, ainsi que des plans-cadres de l’ONU. «Sur la base de ces lignes, nous participons à l’implémentation du travail décent ; nous nous impliquons dans la lutte contre le travail des enfants au Cameroun et l’amélioration des revenus des femmes», appuie-t-il.

L’on comprend la logique qui gouverne de nombreuses initiatives (promotion de la politique de l’OIT auprès des peuples indigènes tribaux ; lutte contre la discrimination au travail ; élaboration et application sur les lieux du travail, des programmes et politiques de prévention et de lutte contre la stigmatisation et la discrimination pour un changement des comportements des travailleurs).

 

Jean-René Meva’a Amougou

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