CEMAC : Trois défis pour rendre plus efficace la transmission de la politique monétaire

À Paris, en octobre dernier, la Banque de France a publié son rapport 2017. Lors de la réunion des ministres de la Zone Franc, l’institution financière a présenté les trois pistes nécessaires pour optimiser le cadre de politique monétaire de la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac).

Selon la Banque de France, trois urgences sont prioritaires : la résorption de l’excédent structurel de liquidité auquel fait face la CEMAC ; la finalisation de la réforme de son cadre de gestion du collatéral de politique monétaire et le développement du marché interbancaire régional.

Conjugaison
Pour ce qui est du premier défi à savoir la résorption de l’excédent structurel de liquidité auquel fait face la CEMAC et qui freine le développement du marché interbancaire, la BEAC doit en poursuivre la réduction. Situé à 1.200 milliards en début décembre 2017, il avait atteint 900 milliards à la mi-juillet 2018.
En second lieu, finaliser la réforme de son cadre de gestion du collatéral de politique monétaire. Actuellement, le principal collatéral utilisé demeure les titres d’État, en raison d’un marché peu développé des titres de créance privée.

Les critères d’évaluation du risque de crédit remontant à 1994 : ils ne répondent plus, ni aux besoins des banques ni à ceux de l’économie de la CEMAC. La BEAC a donc commencé à réformer son dispositif de gestion du collatéral et notamment son évaluation du risque de crédit.
Enfin, développer le marché interbancaire régional, canal essentiel pour une bonne transmission du signal de politique monétaire. La mise en œuvre de la pension livrée entre banques est désormais effective (une première transaction a eu lieu le 15 février 2018). Les transactions sont néanmoins encore assez limitées. Seulement, comme le développement de ce marché interbancaire prendra du temps, le rôle de la BEAC restera certainement important pour l’animation de marché.

ZRM

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