Cemac : la santé des banques s’améliore

La politique rigoureuse de la Banque centrale de la Cemac porte ses fruits. Une nette amélioration du nombre de banques respectueuses des ratios prudentiels est perceptible dans le rapport de décembre 2018 sur la politique monétaire de la banque des États de l’Afrique centrale.

Le taux de couverture de la monnaie (la capacité des pays à couvrir leurs importations par leurs revenus d'exportations) a connu une évolution séquencée en zone Cemac tout au long de l’année.
Le siège de la BEAC

Publié la semaine dernière, le document indique que « les normes prudentielles respectées par le plus grand nombre d’établissements sont celles se rapportant à la limite globale en matière de division des risques et à la couverture des risques. La norme relative à la limite individuelle en matière de division des risques est celle à l’égard de laquelle on observe le plus grand nombre de banques en infraction ».

Si la gestion du risque demeure une épine partiellement retirée de l’écosystème bancaire de la Cemac, la trésorerie des banques tend à l’être également. Contrairement à l’année 2017, 10 banques supplémentaires ont amélioré leur seuil de fonds propres pour les rendre suffisants. En 2018, c’est au total 25 banques qui disposent de fonds propres nets suffisants, tandis que 15 seulement observaient cette exigence en 2017. La politique monétaire restrictive de la Beac, entamée en fin 2017, porte le crédit de ce léger progrès.

Optimisation
Il faut néanmoins relever que la situation demeure inquiétante, 53 % de banques n’ont pas de fonds propres suffisants. Pour améliorer cet état de fait, la surveillance bancaire de la Cobac sera plus agressive avec des sanctions. De nouveaux textes y relatifs ont été publiés en décembre dernier.

Au niveau de la Beac, après analyse du fonctionnement du marché monétaire et des facteurs pesant sur la stabilité monétaire, le dernier comité de politique monétaire a décidé de maintenir inchangé le taux d’intérêt des appels d’offres ; de relever le taux de la facilité marginale de prêt de 75 points de base, pour le porter de 5,25 % à 6,00 % ; de maintenir inchangé le taux de facilité marginale de dépôt ; de relever le taux de pénalité aux banques de 75 points de base, pour le porter de 7,55 % à 8,30 %, et de maintenir inchangés les coefficients des réserves obligatoires.

Zacharie Roger Mbarga 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *