Cemac : les règles techniques obstruent la libre circulation

L’état de mise en œuvre de la libre circulation des personnes dans la Cemac continue de préoccuper. La Cemac vient enfin de se doter d’une politique communautaire d’émi-immigration et de sécurisation des frontières. On pourrait dire que c’est une panacée si on se réfère à l’idée selon laquelle, certains États mettent un accent sur la sécurisation des frontières afin de rendre intégrale la libre circulation. Sauf que l’effectivité de toutes ces mesures n’est pas pour demain.

Les administrations de la Cemac ont besoin d’être formées aux règles technqiues

La note de présentation sur la libre circulation des personnes, présentée lors du dernier sommet des chefs d’État de la Cemac, révèle que les États ont une maitrise insuffisante des enjeux et des aspects techniques des mesures préalables.
Sur le passeport communautaire, 3 États sur 6 l’appliquent. Au sujet de la sécurisation des postes frontaliers par le système I-24/7 d’Interpol, la Centrafrique et le Congo n’ont pas encore transmis la liste des postes prioritaires à surveiller. Sur l’arrimage des aéroports aux normes de l’OACI, les États peinent à matérialiser les couloirs de passagers et la gestion des informations documentaires.

Au terme d’une mission circulaire d’évaluation, la Cemac conclut que « la volonté de certains États à mettre en œuvre les actions de la libre circulation reste freinée par l’absence d’informations crédibles sur beaucoup d’aspects techniques. Ainsi, des actions de formation, de sensibilisation et d’explication seraient encore nécessaires pour amener tous les États membres à mieux appréhender et appliquer l’ensemble des normes communautaires ».

Zacharie Roger Mbarga

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