Cemac: Obiang Nguema et Bongo convoquent un sommet de crise

 

Le président gabonais Ali Bongo Ondimba a effectué le 22 août dernier, une visite de travail en Guinée Equatoriale. A l’issue de son séjour, le président gabonais a annoncé que les deux chefs d’Etat ont convenu «de la nécessité de convoquer un sommet extraordinaire de la Cemac sur la crise économique actuelle».

Tête-à-tête Obiang Nguema-Ali Bongo

La Cemac ploie sous une situation économique d’asphyxie. La stabilité monétaire extérieure demeure difficile avec des réserves de change représentant à peine 3 mois d’exportation, un niveau d’endettement global moyen estimé à 45,4% du PIB en 2017 selon le rapport intérimaire de surveillance multilatérale 2017 récemment publié. La Cemac est restée très dépendante du pétrole qui constitue 70% de ses recettes d’exportations. La légère reprise saluée se base notamment sur l’amélioration des cours du baril de Brent sur le marché international.

Dans cette situation, seuls 4 pays sur 6 ont conclu des accords de redressement budgétaire avec le Fonds monétaire international en violation des engagements du sommet extraordinaire de Yaoundé de décembre 2016. Les réserves de change de la Beac peinent à se rééquilibrer entre les pays. L’intégration économique demeure très peu capitalisée avec un marché commun d’à peine 3% des échanges intracommunautaires.

Depuis le sommet de Yaoundé, le mot d’ordre c’est la diversification économique. Mais à près de deux ans, la matérialité est très peu visible. Les Etats se sont davantage appesantis sur les coupes budgétaires. Tout de même, à la Commission économique du bétail, de la viande et des ressources halieutiques (Cebevirha) on recherche activement 150 milliards de francs CFA pour le plan stratégique de développement de l’agriculture.

Zacharie Roger Mbarga

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