La Cemac et l’Onu s’accordent sur l’intégration en Afrique centrale

Le président de la République du Cameroun, Paul Biya, a reçu en audience le 13 mai dernier François Louceny Fall, le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres.

Mais au-delà des deux personnalités, ce sont deux institutions, sous-régionale et internationale, qui ont eu des échanges de haut niveau, à propos notamment de l’intégration. Le chef de l’Etat camerounais est le président en exercice de la Cemac, tandis que le diplomate guinéen assume également les fonctions de chef du bureau de l’Onu en Afrique centrale. Du propre avis de ce dernier à l’issue de l’audience, les échanges ont permis de faire «un tour d’horizon de la situation politique, économique et sociale, pas seulement du Cameroun, mais de la sous-région Afrique centrale. Nous avons parlé des problèmes sécuritaires et des problèmes d’intégration».

Les sujets touchant à l’intégration en Afrique centrale sont nombreux. «Et comme cette audience se passe dans un contexte de pandémie de Covid-19, j’ai saisi l’occasion pour apporter le soutien total des Nations unies à toutes les initiatives prises dans ce sens. J’ai eu également l’avantage de discuter avec le chef de l’Etat de la situation de la sous-région», s’est félicité Loucény Fall. Depuis la survenue de la pandémie de coronavirus, le processus de renforcement de l’intégration communautaire est mis à mal. D’une part, par la fermeture, saluée par tous, des frontières terrestres, aériennes et maritimes. Même si le Cameroun a maintenu un niveau d’échanges commerciaux à peu près acceptable avec le Tchad et la République centrafricaine (RCA).

D’autre part par des mesures unilatérales prises par certains pays de la Cemac. La Guinée Equatoriale, déjà très réticente à la libre circulation des personnes et des biens, a entamé la matérialisation unilatérale de sa frontière terrestre avec le Cameroun, empiétant au passage sur le territoire de ce dernier. Quant à la RCA, elle a par l’action de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca), décidé d’interdire l’accès sur son territoire aux transporteurs camerounais. Sur toutes ces questions forcément abordées au cours de l’audience, le diplomate guinéen a déclaré avoir eu avec le président camerounais «un entretien franc et fructueux».

Théodore Ayissi Ayissi (stagiaire)

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