CEMAC : le grand défi de l’inclusion financière

Regard du FMI sur certaines économies de la sous-région

Pour le Fonds Monétaire Internationale, l’inclusion financière renvoie à la proportion des particuliers et entreprises ayant recours à des services financiers.

La Banque Mondiale soutien cette définit et renchérit pour souligner que cette gamme de produits et de services financiers doit être : (i) utile aux particuliers et entreprises ci-dessus ; (ii) adaptée à leurs besoins (transactions, paiements, épargne, crédit, assurance, …) et (iii) proposée par des prestataires fiables et responsables. Avec à peine 10% de sa population bancarisée, la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC) est l’une des régions d’Afrique où l’inclusion financière accuse un important retard. Même avec le bon de la monnaie électronique, l’accès des populations aux services bancaires a été freiné au fil des ans par un ensemble de facteurs. Notamment les coûts des services bancaires en inadéquation avec le niveau de revenu des populations, la faible densité des réseaux bancaires particulièrement absents des milieux ruraux, l’inadéquation de l’offre bancaire proposée notamment aux particuliers, la prépondérance du secteur informel dans les échanges économiques, le fait culturel qui tend à favoriser des échanges sans intermédiaire entre les individus. Cinq indicateurs peuvent être mobilisés ici à savoir : les ratios crédit au secteur privé sur PIB, la masse monétaire sur PIB, la masse monétaire sur réserves totales, le capital sur actif et les prêts non productifs sur le total des prêts bruts. Ces indicateurs du développement financier mesurent essentiellement la profondeur et l’efficacité de l’activité des intermédiaires financiers. Ils s’avèrent pertinents pour la CEMAC parce que les banques commerciales assurent presque la totalité des financements externes. Autre indicateur, le nombre de guichet automatique par 1000 habitants de la Cemac n’atteint pas 1. Pour y remédier, la Cemac édicte deux principes généraux. Reconnaitre que l’intensification de l’inclusion financière est une affaire de tous, les Gouvernements, la Banque Centrale et le secteur privé. A cet effet, les Gouvernements et les banques centrales devraient contribuer à la promotion de l’inclusion financière en offrant un cadre réglementaire et un environnement des affaires judicieux (notamment en garantissant un environnement concurrentiel). Le secteur privé a quant à lui été appelé à jouer un rôle de pointe en développant et en utilisant de nouvelles technologies pour offrir des services adaptés aux plus démunis et aux isolés géographiques. Par la suite, solliciter le soutien du FMI aux initiatives des États de la zone, en synergie avec la Banque Mondiale et les initiatives du G20 dans le cadre d’une assistance technique et des conseils d’experts.

ZRM

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *