Cemac : le FMI projette 1,7% de croissance du PIB en 2018

Le Fonds monétaire international (FMI) est pessimiste dans ses prévisions de croissance pour la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac).

La très récente publication du rapport sur les perspectives économiques d’Afrique subsaharienne de l’institution financière le démontre. Avec 1,7% en 2018, le FMI se montre moins optimiste que la Banque des Etats de l’Afrique centrale qui table sur 2,1% en 2018. Il est encore moins optimiste que ses propres prévisions dans le rapport d’avril 2017 qui projetaient la croissance du PIB à 3,2% en 2018.

Pour le FMI, la Cemac peut néanmoins compter sur des facteurs à la fois exogènes et endogènes, dont une croissance mondiale plus forte, la progression des prix des produits de base et l’amélioration de l’accès aux marchés.

Par ailleurs, la Cemac a également la faveur des efforts d’assainissement budgétaire amorcés ou en cours d’implémentation. La remontée des cours du pétrole se veut le principal catalyseur de cette croissance. Toutefois, des risques encore importants demeurent. Le rythme d’endettement de certains pays, le niveau encore élevé des dépenses non prioritaires et des dépenses primaires globales estimées à 22,8 % du PIB hors pétrole, le déficit budgétaire global (hors dons) des pays membres à 4,2 % du PIB, les arriérés…

Optimisation
L’analyse du FMI est que l’élan amené par la conjoncture extérieure favorable devrait s’amenuiser à terme. Le regain de croissance que connaissent certains pays pourrait ainsi s’essouffler et les conditions d’emprunt dont bénéficient ces pays devraient probablement devenir moins favorables. Afin de transformer la reprise actuelle en une croissance suffisamment durable et forte, le FMI suggère aux États la prise des mesures visant à réduire les vulnérabilités et augmenter leur potentiel de croissance à moyen terme.

La dette publique doit être contenue par une politique budgétaire prudente, et la politique monétaire doit privilégier une inflation peu élevée. Les pays doivent poursuivre l’application de réformes visant à réduire les distorsions du marché, à promouvoir un environnement propice à l’investissement privé, et à renforcer la mobilisation des recettes intérieures afin de donner aux États les moyens d’investir dans le capital matériel et humain, tout en protégeant les dépenses sociales même en période d’assainissement des finances publiques.

ZRM

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