La CEEAC saisie d’un projet de déstabilisation régionale

Une délégation de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) a séjourné à Bujumbura au Burundi le 8 juin dernier.

Pierre Nkurunziza et les émissaires de la CEEAC.

Conduite par Manirakiza Tabu Abdallah, secrétaire général-adjoint de l’organisation sous régionale, la délégation avait pour mission originelle de présenter l’état d’avancement des différents projets et programmes en cours aux autorités burundaises. Notamment la route bitumée – Kisangani – Bujumbura – Kampala. Mais sur place, elle a été saisie d’un projet de déstabilisation régionale ou projet Reynders/ Soros – Mo Ibrahim/Katumbi-Bemba.

A en croire les autorités burundaises, ce projet serait une des manifestations de la guerre géopolitique dans la région des Grands lacs et opposerait les Occidentaux (ex- Colons et néo-colons) à la Chine. Bujumbura pense même que la pomme de discorde serait la poursuite du projet One Belt One Road (OBOR) initié par la Chine. Encore appelé nouvelle route de la soie, le projet OBOR, qui implique plus de 64 pays de l’Océan indien à la Méditerranée, avec plusieurs points d’ancrage en Afrique, notamment au Kenya. Il s’agit de la construction d’un vaste corridor maritime pour le commerce.

L’agence d’information burundaise, Burundi Africa Generation, informe que «le président a informé l’Union Africaine, l’East African Community (EAC), la CIRGL, et la CEEAC de l’agression qu’il subit de la part du Rwanda, abritant les forces négatives occidentales (envers le Burundi et la RD Congo)». Et d’ajouter, «le Burundi n’ayant aucun retour des ensembles régionaux saisis au sujet de ce projet de déstabilisation régionale qui a pour base Kigali (Rwanda), il a opté de se tourner ces dernières semaines vers une diplomatie menée par la Chine et la Russie».

Zacharie Roger Mbarga

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