INTÉGRATION RÉGIONALEMAIN COURANTE

La CEEAC appelée à s’arrimer à l’intégration commerciale de l’Afrique

Le 02 avril dernier, les membres du Comité du commerce, des douanes et de l’immigration de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) ont exhorté le secrétariat de la communauté constituée de 11 nations à intensifier ses efforts de mobilisation des Etats membres et à faire preuve de diligence raisonnable pour que la Zone de libre-échange de la CEEAC (ZLE/CEEAC) soit effective.

Il s’agit d’une des recommandations majeures de la 5ème session du Comité qui s’est achevée à Douala, la capitale économique du Cameroun, au moment où le continent africain tout entier fait front commun par l’entremise de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Dressant le bilan de la situation actuelle de l’intégration commerciale au sein de la Zone de libre-échange de la CEEAC dont les instruments juridiques avaient étés signés en 2004, les membres du Comité ont relevé que seuls trois pays (Cameroun, Congo et Gabon) des onze Etats-membres avaient rempli une condition importante préalable à l’effectivité de la ZLE, notamment en incorporant le tarif préférentiel de la CEEAC (TP/CEEAC) à leurs lois de finances respectives.

Dans la même veine, seuls trois pays ont mis sur pied des comités nationaux chargés d’examiner les questions liées audit tarif préférentiel, conformément aux clauses instituant la Zone de libre-échange. Dans ce contexte, la session du comité tenue à Douala a exhorté le secrétariat de la CEEAC à faire un inventaire des éventuels impacts budgétaires pour chaque Etat-membre une fois qu’il adhérera pleinement au tarif préférentiel de la CEAAC. Cette démarche, a-t-on souligné, permettra aux gouvernements de prendre rapidement des décisions, favorisant ainsi l’avancement du processus d’intégration commerciale.

En même temps, le Comité commerce, douanes et immigration a invité les Etats-membres de la CEEAC à prendre des dispositions pour actualiser le programme de travail de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) au cours de cette période de transition qui précède le décollage effectif de la Zone. Avec une population d’environ 170 millions d’habitants, la sous-région de la CEEAC représente à peu près 15% du marché africain d’une valeur de 1,2 milliard francs CFA, ce qui offre à ses Etats-membres l’unique opportunité de redresser considérablement leurs économies et de contenir systématiquement les chocs associés à l’effondrement des cours des produits de base sur le marché mondial en cas d’intégration totale dans la ZLECAf.

 

Source: CEA

 

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