CEEAC : Ali Bongo pour arbitrer le match Burundi-Rwanda

Le président en exercice de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) vient de séjourner à Bujumbura, la capitale du Burundi.

Les présidents burundais et gabonais main dans la main.

Avec le président Nkurunziza, il a notamment évoqué les tensions enregistrées à la frontière avec le Rwanda depuis le contentieux électoral de 2015. En vue d’amener les deux voisins à fumer le calumet de la paix, Ali Bongo prône le dialogue: «Nous avons suffisamment d’expérience en Afrique qui consiste à l’écoute et au dialogue.

Pour les personnes de bonne volonté, il n’y a rien qui puisse empêcher que nous trouvions des solutions à des problèmes. Donc, nous sommes conscients de cette situation (problème entre le Burundi et le Rwanda, ndlr) et nous voulons faire en sorte que l’on dépasse cela ; et ce qui est encourageant, c’est que l’on sent dans toute la sous-région le désir de dépasser un certain nombre de ces problèmes-là», indique-t-il.

Sommet

Le Rwanda, qui héberge des réfugiés burundais ayant fui la crise de 2015 née d’un contentieux électoral, est accusé par Bujumbura de leur fournir une assistance en matière d’entraînement militaire pour venir attaquer le pays. Kigali a toujours démenti. La situation s’est depuis envenimée après des accusations d’intrusions mutuelles.

En mars 2017, le collectif SOS Médias Burundi accusait des militaires rwandais d’avoir tué trois pêcheurs burundais à la frontière avec le Rwanda. La même source, citant des riverains, avait avancé le fait que «ces pêcheurs se seraient introduits dans les eaux rwandaises». Pour le régime de Kigali, les représailles rwandaises se fondent sur le fait que le Burundi tenterait de déplacer le problème interne. Ces poussées de fièvre qui brouillent davantage ces «cousins germains», fragilisant la précaire quiétude de la région.

Dans l’optique du sommet extraordinaire prévu en juin prochain, le président Ali Bongo se montre dynamique et déterminé à offrir des perspectives «il est clair que si on veut un développement, il faut plus de paix et de stabilité. Les échanges de cette envergure vont m’aider à proposer un agenda aux différents chefs d’Etat de la sous-région». Le Burundi est le 8e pays dans lequel séjourne président gabonais en vue de la préparation de ce sommet.

Zacharie Roger Mbarga

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