CEA : les corridors comme moteur de l’industrialisation durable

La 53e session de la Conférence des ministres africains des Finances, de la Planification et du Développement économique s’est achevée le 23 mars dernier à Addis-Abeba en Ethiopie.

Cette édition portée par la Commission économique pour l’Afrique (CEA) et son secrétaire exécutif, Vera Songwé, a permis d’explorer quelques pistes pour parvenir à une industrialisation durable et à une diversification économique en Afrique. Entre autres résolutions, il a été arrêté au cours de la table ronde de haut niveau du 20 mars dernier, que «dans le cadre de la Zlecaf, il y a une opportunité à promouvoir le bon fonctionnement des corridors qui faciliteraient alors la vie des pays en développement sans littoral d’Afrique», rapporte la CEA dans un communiqué.

Pour la plupart, les avis émis reposent sur au moins deux postulats. Pour le premier, il oblige à tenir compte de ce que «les corridors créent des opportunités d’industrialisation et sont des vecteurs de croissance du marché». Pour le deuxième, il est une indication de ce que ces axes routiers «sont au cœur de la relance de l’Afrique après la pandémie et que les transports et les infrastructures sont importants pour le développement durable», a également fait savoir la CEA.

Face à ce plaidoyer, l’Afrique centrale a pris la mesure de la nécessité de renforcer la compétitivité de ses principaux axes d’échanges transfrontaliers. Et c’est sans doute alors dans ce registre qu’il faut déjà ranger l’initiative du Conseil national des chargeurs du Cameroun (CNCC) visant à doter les corridors Douala-Bangui et Douala-Ndjamena d’une aire de repos moderne. Surtout qu’à en croire le directeur général du CNCC présent sur le site le 19 mars dernier, l’infrastructure de trois hectares située à Ngoulentang dans la région camerounaise du Centre, va offrir dans quatre mois comme commodités, un motel, un réfectoire, un espace de prière et des parkings.

Anticipant par ailleurs sur les recommandations de la table ronde d’Addis-Abeba, Auguste Mbappé Penda a également indiqué que le Centre de vie des transporteurs terrestres construit par le Génie militaire camerounais est précisément appelé à offrir des «facilités aux pays de la sous-région, (Tchad et Centrafrique, Ndlr) n’ayant pas de littoral».

Théodore Ayissi Ayissi

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

error: Content is protected !!