INTÉGRATION RÉGIONALEMAIN COURANTE

Carte bancaire : la Beac prépare le guichet unique

Désormais, les opérateurs de monnaie électronique (établissements de crédits, microfinances et opérateurs de mobile money) devront permettre aux cartes bancaires (Guichet automatique bancaire) d’effectuer des opérations sur l’ensemble des guichets électroniques opérant en Afrique centrale.

La Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac) vient de les instruire à le faire. Dans le document qui fixe le cap des systèmes de payement dans la sous-région, la Beac exige que dans les points de vente, le même système soit maintenu ; permettant ainsi aux usagers voulant régler leurs achats par carte bancaire d’utiliser le dispositif de n’importe quel opérateur.

L’institution monétaire a fixé au 1er décembre l’entrée en vigueur du nouveau dispositif. Afin de garantir son effectivité, l’instruction du gouverneur de la Beac astreint les opérateurs à compenser et régler ces opérations en franc CFA. Elle permet aux opérateurs une période d’adaptabilité allant jusqu’en juin 2019.

Préparatif
La mise en œuvre de cette disposition est porteuse d’une certaine dématérialisation. Elle renforce d’ailleurs l’inclusion financière dans la CEMAC. Avec les évolutions de la libre circulation dans l’espace sous-régional, elle vient asseoir un confort monétaire aux ressortissants de la CEMAC.

Pour accompagner les opérateurs, le Groupement intermonétaire de l’Afrique centrale (Gimac) a tenu la semaine dernière un atelier sur le sujet à Douala. Valentin Mbozo’o, directeur général du Gimac, a insisté sur la nécessité à « étendre l’interopérabilité des cartes qui existe jusqu’à ce jour dans la sous-région, au mobile, au transfert d’argent et pourquoi pas aux instruments de paiement électronique». Le but de cette interopérabilité intégrale est de faciliter les opérations. «Nous avons constaté que les couches les plus défavorisées de la population de la CEMAC qui sont les plus nombreuses, ceux qui sont dans les villages, dans l’arrière-pays ont beaucoup plus épousé le mobile comme instrument de paiement.

Nous voulons donc étendre l’interopérabilité carte qui existe jusqu’à ce jour dans la sous-région au mobile, au transfert. Les Startups sont en train de développer les solutions de paiements formidables et ce sont les moyens qu’il faut développer. La finalité, c’est de disposer des moyens de paiements, de faire des opérations un peu partout dans la zone», a-t-il justifié.

Alain Biyong

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