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CAN ivoirienne à Yaoundé : le Marché central en mode fanzone

Quelques alentours de ce lieu de commerce ont assuré la projection des matchs ce 23 janvier 2024. Le public ici est constitué de commerçants, badauds et travailleurs (employés des entreprises environnantes).

 

Ça passe ou ça casse! Voilà la symbolique du match des Lions indomptables, face à la Gambie. Ce petit poucet fait peur à une bonne partie des Camerounais. Ceux de Yaoundé, plus précisément du secteur commercial du centre-ville, trouvent refuge à deux endroits. Visiblement, ils n’avaient plus le choix que de vite trouver un site pour regarder le match. Le temps va vite et les calculs des uns et des autres ne permettent plus de prendre soit un taxi, soit rouler et arriver à temps pour les propriétaires de véhicules.

Juste avant le carrefour Abbia et jouxtant l’agence UBA banque, un espace projette le match à l’aide d’un mini-écran géant. Ces Yaoundéens se trouvent des deux côtés des trottoirs. On compte à la fin de la première mi-temps pas moins de 300 spectateurs. Même les taxis et voitures personnelles ralentissent. «Même les conducteurs de voitures regardent le match, c’est grave», lance un passant. C’est en effet le cas. Des clients descendent même pour se faire une idée de la prestation des Lions. Dans cet endroit dangereux, on assiste aussi à une alternance entre l’affluence et la désertion des lieux par les spectateurs. «Les Lions sont nuls, des vauriens. Ils me font marcher avec ma marchandise pour rien», profère des insultes, un vendeur de maillots des Lions indomptables. D’autres expriment leurs courroux en passant la commande des bières. Le cas de Tcheuky, un revendeur d’accessoires de téléphone à la maison MTN.

Non loin de là, au Merina hôtel en face de la célèbre boîte de nuit «Katios», le match est projeté. Et malgré la disposition du grand écran, il est exclusivement réservé aux personnels et aux clients. Malgré tout, de nombreuses personnes agrippées à la barrière de l’hôtel parviennent à suivre le déroulé de la rencontre. Et malgré le volume haut du reportage, ils s’en foutent. Leur souci est de voir les images. Les discussions et querelles remplacent celui-ci. Cette situation agasse bon nombre de personnes. D’autres préfèrent abandonner. «Comment peut-on voir un match sans suivre mes frères. Vous dérangez et vous exagérer vous les Camerounais», s’exprime visiblement excédé un fonctionnaire. «Tu parles ta langue», répond un badaud. Cette réponse insolente amène le monsieur à quitter les lieux. Cette scène survient lors du premier but camerounais.

André Gromyko Balla

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