Cameroun: Mieux tirer profit de l’accès libre au marché de l’UE

D’un montant de 6,5 milliards de francs CFA, un nouveau dispositif européen d’appui à la compétitivité en faveur du pays va notamment s’attaquer aux problèmes d’organisation et de gestion, de production, de veille technologique et concurrentielle des entreprises. 

Signature de la convention

Le Programme d’appui à l’amélioration de la compétitivité, qui a notamment permis de doter le Cameroun de son tout premier laboratoire d’analyse physico-chimique et bactériologique, arrive à son terme ce 31 juillet 2018. Pour le remplacer, un nouveau programme vient d’être mis en place. Il s’agit du Dispositif d’appui à la compétitivité du Cameroun (DACC). Doté d’un budget de 10 millions d’euros (6,5 milliards de francs CFA) comme le premier, ce dispositif sera financé par un don de l’Union européenne (UE). L’argent viendra du 11ème Fonds européen de développement. La convention de financement a été signée le 25 juillet 2018 entre le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), Alamine Ousmane Mey et l’ambassadeur, chef de délégation de l’UE au Cameroun, Hans Peter Schadek.

«A travers ce dispositif, l’Union européenne souhaite également encourager les réformes nécessaires et accompagner le dynamisme des opérateurs économiques locaux qui sont, en effet, le moteur de cette économie, et donc de la création des emplois et de la richesse», justifie Hans Peter Schadek. Pour ce faire, le programme qui va se mettre en œuvre sur cinq ans est divisé en trois composantes: l’appui aux entreprises, l’amélioration du climat des affaires, normalisation et efficacité énergétique.

Activités

Pour la première composante, il s’agira de renforcer les capacités des entreprises en matière d’organisation et de gestion, de production, de veille technologique et concurrentielle, de commercialisation, de démarches collectives localisées (clusters), d’innovation, de recherche et d’obtention de financements et d’amélioration de l’offre de services d’appui des organisations intermédiaires aux entreprises/start-up/clusters.

La deuxième composante, quant à elle, va offrir un appui technique à la préparation et à la mise en œuvre du dialogue public-privé dans le cadre du Cameroon Business Forum ; conduire des études techniques pour améliorer le climat des affaires ; élaborer un «livre blanc» du secteur privé pour fédérer les opérateurs privés par filière. Un soutien technique au développement de l’informatisation des procédures administratives et à l’extension de l’enregistrement en ligne des entreprises est également prévu.

Avec la dernière composante, le programme aidera à la mise en œuvre de la Stratégie nationale de la normalisation (2018-2022); à la préparation des décrets d’application de la loi-cadre sur la qualité; à la mise en œuvre du Plan d’action pour l’efficacité énergétique dans le secteur de l’électricité et à la préparation des projets qui peuvent bénéficier d’un financement type du Plan d’investissement extérieur de l’UE.

«Ces réformes pourraient permettre au pays de mieux tirer profit de l’accès libre au marché européen avec la mise en œuvre de l’Accord de partenariat économique (APE)», insiste – on à la délation de l’UE au Cameroun. Afin de mieux se préparer à affronter les barrières non tarifaires, principaux freins à la conquête du marché européen, les experts recommandent aux entreprises d’avoir une approche progressive (marché local, régional et afin européen).

Aboudi Ottou 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *