Cameroun-France : la coopération décentralisée s’invite aux Jeicom 2021

Les Journées économiques internationales des communes débutent ce 3 décembre 2021 à Yaoundé après avoir été mises sur orbite la veille. C’était lors de l’édition 2021 des rencontres franco-camerounaises à l’Institut français du Cameroun.

Les Journées économiques internationales des communes (Jeicom) se tiennent du 3 au 5 décembre 2021 au Palais polyvalent des Sports de Yaoundé. Placées sous le haut patronage du président de la République, Paul Biya, elles ont servi de prétexte ce 2 décembre à la tenue de l’édition 2021 des rencontres de la coopération décentralisée franco-camerounaise. Lesdites rencontres sont organisées autour du thème : «La décentralisation camerounaise, une opportunité pour les partenariats entre territoires».

Elles ont réuni à l’Institut français du Cameroun (IFC) plusieurs personnalités. Parmi celles-ci se trouvent l’hôte, l’ambassadeur de France au Cameroun, Christophe Guilhou; le ministre camerounais de la Décentralisation et du développement local (Minddevel), Georges Élanga Obam, le président des Communes et villes unies du Cameroun (CVUC), Augustin Tamba ou encore l’ancien Premier ministre ivoirien, par ailleurs président du Conseil régional du Moronou, Pascal Affi N’Guessan.

Articulations
En plus des mots introductifs et de bienvenue, deux tables rondes ont constitué le plat de résistance des rencontres de la coopération décentralisée franco-camerounaise ce 2 décembre 2021. La première séquence reposait sur la thématique de «La décentralisation camerounaise :vers une nouvelle dynamique pour la coopération décentralisée au Cameroun». Quant à la deuxième, elle tournait autour de «L’avènement de la région au Cameroun : perspectives et enjeux pour les partenariats entre territoires à l’international».

Jeicom
Les nombreuses interventions enregistrées ont donné à comprendre l’implication des différentes parties prenantes dans l’organisation et la participation aux Jeicom 2021. L’ambassadeur de France au Cameroun évoque à ce sujet au moins deux raisons. La première tient de ce que «le Cameroun a réalisé depuis deux ans de grandes avancées dans sa décentralisation. D’une part, la loi portant Code général des Collectivités territoriales décentralisée adoptée en décembre 2019 a donné un cadre juridique précis à cette réforme».

Christophe Guilhou retient alors comme avancées majeures découlant de ce premier point «la mise en place effective des régions au Cameroun, un statut spécial pour les région du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, l’accélération des transferts de compétences et l’augmentation des moyens, la mise en place d’une fonction publique territoriales, mais aussi l’élection de maires de la ville dans les grandes agglomérations, la création de la National School for local administration (Nasla) en avril 2020 et les premières élections régionales».

«Voilà pourquoi, poursuit le diplomate français, quand le nouveau président des CVUC, le maire Augustin Tamba est venu me voir il y a plus de six mois avec le projet, j’ai décidé de l’accompagner. Il a décidé de regroupé l’essentiel des territoires du Cameroun pendant 3 jours à Yaoundé autour de la problématique du développement».

Acquis de la coopération
Pour l’ambassadeur de France au Cameroun, «la coopération décentralisée est un patrimoine unique et particulièrement riche entre nos deux pays. Et parler de coopération décentralisée équivaut à caractériser les liens profonds entre les territoires de nos deux pays et aussi leurs élus et leurs citoyens». Christophe Guilhou met alors volontiers dans la catégorie des bons points, «certaines coopérations historiques comme celle entre les villes de Nantes en France et Dschang. Depuis plus de 20 ans, elle apporte des solutions concrètes aux habitants dans le domaine du développement local, du tourisme durable, de la gestion de l’eau et des déchets».

Le diplomate français relève également «la récente et déjà très dense coopération entre les villes de Bordeaux et de Douala en matière de santé, de mobilité». Sans être exhaustif, l’ambassadeur mentionne aussi «un autre acteur historique, à savoir, l’Association internationale des maires francophones dont une délégation est présente au Cameroun». On retient en outre de son intervention que «la ville de Paris va entreprendre plusieurs nouveaux partenariats au Cameroun».
Du côté du gouvernement camerounais représenté par le Minddevel, on tient à mettre en exergue deux projets d’importance. Ils ont été formulé par ce département ministériel. Ils concernent précisément «la Facilité d’appui à la décentralisation et au développement local (Faddel), financé par les fonds de pilotage du C2D, et le projet d’appui à l’accélération de la décentralisation au Cameroun exécuté avec le soutien du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères», a relevé Georges Élanga Obam.

Quant à Augustin Tamba, une de ses attitudes a consisté à encenser la «diplomatie des territoires». À en croire le maire de Yaoundé 7, «la coopération décentralisée devrait aider les communes camerounaises notamment, à se développer à travers des partenariats avec les communes étrangères et les entreprises pour pouvoir avoir des échanges de bonnes pratiques, des échanges d’expérience et de créer des centres d’intérêt». Le président des CVUC cite alors en exemple les Jeicom 2021. Selon l’édile, «elles doivent permettre de faire bouger les choses, de changer la vie des populations, et même d’influencer les agrégats économiques nationaux».

Théodore Ayissi Ayissi

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