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Cameroon Investment Forum (CIF) 2023 : au cœur du top de l’API du 17 au 19 avril 2024

En plus du Marché de l’Investissement, l’Agence de Promotion des Investissements (API), maître-d’œuvre du CIF, annonce plusieurs innovations au menu de la quatrième édition prévue le mois prochain à Douala.

Boma Donatus face à la presse le 16 février dernier

Il est une première nécessité, sorte de passage obligé qui conditionne tout le reste: combattre, par tous les moyens, le découragement. La tâche n’est pas aisée. Voilà qui permet au CIF d’intervenir au lendemain de la pandémie de COVID-19 et dans un environnement caractérisé par des crises exogènes et endogènes. À Yaoundé, face à la presse ce 16 février 2024, Boma Donatus confirme: «Sous le Très Haut Patronage du Président de la République, Chef de l’Etat, l’Agence de Promotion des Investissements (API) organise la quatrième édition du Cameroon Investment Forum du 17 au 19 avril 2024, à l’hôtel Best Western de Douala». Selon le directeur général par intérim de l’API, l’événement s’articule autour d’un thème central: «L’attrait des investissements productifs dans les chaines de valeur agricoles et halieutiques en vue d’intensifier la dynamique d’import-substitution au Cameroun: focus sur les filières riz, mais, poisson, lait et palmier à huile». Comme lors des précédentes éditions, l’espace servira aux participants non seulement pour l’échange de points de vue et d’analyses, mais aussi pour débattre des affaires. «Depuis 2017, l’API a contribué à l’animation du débat public sur la mise en œuvre par le gouvernement camerounais d’une politique d’import substitution; ce qui justifie le choix du thème central du CIF 2019 à savoir “l’industrialisation à travers l’import substitution ». À cette occasion, un panel de discussion thématique sur les grands secteurs d’investissement au Cameroun avec un focus sur la riziculture, la maïsiculture et l’aquaculture s’est tenu», explique Boma Donatus. Et d’enchaîner: «Le CIF 2023 s’inscrit dans le prolongement en introduisant deux nouvelles filières, à savoir le lait et l’huile de palme. Cette édition vise à mobiliser et à orienter les investissements vers des projets de développement dans des niches critiques des chaînes de valeur des filières riz, maïs, poisson, lait et huile de palme afin de contribuer à la réduction du déficit commercial du Cameroun. Il intervient précisément au moment où le gouvernement a adopté la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030, nouvelle boussole de planification du développement économique et social pour la période 2020-2030, qui exprime la forte volonté du gouvernement de transformer l’économie et de parvenir à un développement endogène, inclusif et durable pour faire du Cameroun un Nouveau Pays Industrialisé».

Articulations
Et en ce sens, Boma Donatus mise sur la clarté les paramètres organisationnels. L’on comprend alors pourquoi il fait deux grandes annonces. La première: la CIF se déroulera en présentiel sur trois jours sur le site de l’évènement. La seconde: elle comprendra sept articulations, à savoir: Une cérémonie solennelle d’ouverture; un discours d’ouverture (Key note) d’une personnalité de renommée internationale, suivi d’un panel ministériel dont les échanges porteront sur le thème central; cinq (05) salons thématiques relatifs aux cinq (05) filières ciblées; la tenue de la quatrième session du Marché de l’Investissement, plateforme qui met en relation les promoteurs de projets d’investissement et Partenaires Techniques et Financiers en vue de contribuer à une augmentation significative du volume de financement des projets; un espace d’exposition avec les  » Sector Desks  » des administrations et autres structures œuvrant directement ou indirectement à la promotion et à l’attraction des investissements au Cameroun; des rencontres d’affaires, et une soirée de gala baptisée « la Nuit des investisseurs »«.

Marché de l’investissement
Depuis 2017, le CIF a acquis une notoriété internationale et a grandement accru la visibilité de certains thèmes et débats. Il en est ainsi de l’engagement engendré par le Marché de l’Investissement (MI). L’objectif visé par l’API, à travers l’organisation du MI est de mettre en relation directe, sans intermédiaires, les partenaires techniques et financiers, et les promoteurs/porteurs de projets d’investissement. A en croire Boma Donatus, cette année, le MI se tiendra en mode hybride selon des modalités qui seront précisées. Ainsi, des échanges d’expériences autour de diverses plates-formes de discussions pourront être organisés. Les promoteurs et porteurs dont les projets seront retenus, coachés en vue d’une mise en œuvre réussie de leurs projetsIl est à relever que, grâce au MI, l’API a pu identifier 52 projets agro-pastoraux susceptibles de résorber le déficit de la balance commerciale du Cameroun. Après un processus de sélection intensif, 24 projets ont été présélectionnés, parmi lesquels 17 projets bancables d’une valeur de 13,7 milliards FCFA et qui nécessitent un financement total de 8,9 milliards de FCFA ont été retenus.

Images
Au terme de ce Forum, les participants auront une compréhension globale et pertinente de l’environnement d’investissement du pays, des filières ciblées dans leur ensemble, ainsi que des niches d’investissements que présentent les segments critiques de leurs chaînes de valeur, telles qu’énoncées par la stratégie nationale de développement 2020-2030. Laquelle place le secteur privé au cœur de la croissance économique et les IDE comme des catalyseurs éminents à ce développement. «Nous avons un code minier parmi les plus attractifs du monde et un cadre incitatif favorable à la réalisation de projets d’investissements de qualité. Avec un vaste marché de plus de 300 millions de consommateurs, le Cameroun a été Classé 10e économie la plus résiliente en Afrique en 2021, Il est un des pays les plus diversifiés du continent africain. Le Cameroun a le 2e potentiel hydraulique d’Afrique et possède 22 millions d’hectares de forêt, 9,6 millions d’hectares de terres arables et des ressources minières», vante Boma Donatus. Pour être davantage exhaustif, le directeur général par intérim de l’API dégaine: «L’un des principaux axes de restructuration économique actuelle entrepris par le gouvernement, est de mettre en œuvre une politique d’import-substitution: une approche qui vise à augmenter la valeur ajoutée nationale en promouvant la production locale et la transformation des matières premières afin de résorber le déficit de la balance commerciale fortement grevée par des importations massives et onéreuses, notamment des produits alimentaires de grande consommation. C’est le lieu de rappeler qu’en 2019, les importations de produits alimentaires se sont élevées à plus de 807 milliards de francs CFA, en hausse de 14,9% par rapport à 2018 et représentant près de 20% des importations totales du Cameroun. Ces importations alimentaires sont principalement constituées de riz, de poisson, de blé, de maïs et de lait en poudre».

Rappelons que l’API est une institution administrative publique dotée d’une personnalité juridique et d’une autonomie financière. Elle a pour mission, de contribuer au développement et à la mise en œuvre de la politique gouvernementale de promotion des investissements au Cameroun. Ceci en collaboration avec d’autres administrations et institutions publiques et privées; avec en plus la fourniture des services publics aux entreprises sollicitant ou obtenant un agrément en vertu de la Charte des investissements ainsi que le suivi des entreprises bénéficiant de ces avantages. L’Agence est placée sous la tutelle technique du secrétariat général de la présidence de la République et sous la tutelle financière du ministère des Finances.

Jean-René Meva’a Amougou

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