BVMAC : l’expertise de la Banque mondiale sollicitée

Sur son site internet ce 22 août 2019, la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac) informe que le projet d’unification de la bourse de la Cemac (Communauté économique et monétaire des États de l’Afrique centrale) est entré dans sa seconde phase.

Selon la banque centrale, une mission de la Banque mondiale (BM), relative aux mesures de restructuration et de développement des entités unifiées du marché financier régional (régulateur, bourse et dépositaire central), est déjà en cours.
La même institution explique que, à cette étape, l’institution de Bretton Woods est chargée d’accompagner le projet sur trois aspects : l’harmonisation du corpus réglementaire, l’optimisation des infrastructures du marché (plateforme de cotation, système d’information du dépositaire central, etc.) et le renforcement des capacités humaines des différentes structures fusionnées.

L’objectif de la mission d’assistance de la Banque mondiale est, décrit la Beac, d’aboutir à terme à la création des conditions de départ pour la redynamisation du marché financier régional. Il se fera par des mesures ponctuelles fortes des États, à travers notamment des apports directs de titres à la cote à court terme (programmes de privatisation, mesures de dernier recours contraignant certaines entreprises opérant dans la Cemac à introduire une partie de leur capital sur le marché, etc.).

La BM doit également permettre la mise en valeur d’émetteurs « modèles » et d’intermédiaires de référence. Ces derniers doivent être capables de porter le marché et de véhiculer une image positive. Ceci passe par une promotion active du marché auprès des émetteurs potentiels, via un plan marketing, l’accompagnement et le développement de la culture boursière locale.
Malgré quelques retards qui ont entraîné un léger glissement du délai initial (fixé à fin septembre 2018, puis reporté à fin novembre 2018), la première phase de la fusion des marchés financiers de la Cemac s’est achevée en juillet 2019. Au cours de cette première phase, le processus de fusion des structures des deux marchés boursiers d’Afrique centrale a abouti à une nouvelle configuration du marché financier régional, articulée autour d’un régulateur unique, basé à Libreville (Gabon) et une bourse unique, dont le siège est fixé à Douala (Cameroun).

Source : Beac

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