Bientôt la phase pilote du Programme frontières de la CEEAC

La capitale camerounaise va abriter, dans les prochains jours, la cérémonie de lancement de la phase pilote du Projet d’appui au programme frontières de la CEEAC (APF-CEEAC).

Nouveau Président de la CEEAC

 

Pour ce faire, il sera procédé, le 18 novembre prochain à Yaoundé, «à la présentation de la GIZ/PAF-CEEAC aux partenaires étatiques et institutionnels en vue de leur implication et d’une appropriation effective du projet», renseigne un communiqué parvenu à notre rédaction. Pour ce que l’on peut en dire, de prime abord, le programme dont il est question a été conçu par la CEEAC et va être cofinancé par l’Union européenne et la République fédérale d’Allemagne. Ce sera au profit et au bénéfice des onze États membres de la Communauté, ainsi que du siège de la Commission à Libreville. Comme retombées de cette initiative, qui sera mise en œuvre par la GIZ, il est précisément attendu «qu’elle contribue à la vision globale du programme frontières de l’Union africaine dont l’objectif est la délimitation et la démarcation des frontières à l’horizon 2022».

Mais le Projet d’appui aux programmes frontières de la CEEAC repose sur une philosophie précise. L’initiative part en effet du postulat qu’«une gouvernance durable des frontières prévient les conflits entre les Etats africains et favorise l’intégration régionale». Or, il est constant, en l’état actuel des choses, que la plupart des frontières en Afrique centrale ne sont pas encore clairement définies, démarquées et sécurisées. Elles sont, de ce fait, potentiellement source de conflits, comme en témoigne la récente brouille entre le Cameroun et la Guinée Équatoriale.

C’est la raison pour laquelle le projet APF-CEEAC, calqué sur celui de l’Union africaine et lancé en 2009, vise aussi «à encourager la gestion commune desdites frontières par les différents acteurs, dont la police des frontières, les douanes, les élus locaux, les associations de femmes et les organisations de jeunes; mais aussi à promouvoir la paix et la sécurité dans la sous-région Afrique centrale par la prévention structurelle des conflits», rapportent les termes de référence de la cérémonie du 18 novembre prochain. En tout état de cause, le programme, qui va durer 36 mois et qui court de janvier 2020 à septembre 2022, est financé à hauteur de 10 millions d’euros.

Théodore Ayissi Ayissi (stagiaire)

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