Biens mal acquis: la famille Bongo de nouveau la cible de Paris

L’affaire des «biens mal acquis» au Gabon vient de connaître un nouveau rebondissement en France. Les charges retenues par la justice française contre le défunt président Omar Bongo Ondimba, sont étendues depuis le 29 juillet dernier à d’autres membres de sa famille. Ces derniers sont inculpés «de recel de détournement de fonds publics, de corruption active et passive, et de blanchiment et abus de biens sociaux», selon Africa Intelligence.

Quelques têtes couronnées de la famille Bongo

Le site d’information repris par l’AFP rapporte bien que «Pascaline Bongo, ex-directrice de cabinet de son père, Omar Denis Jr Bongo, 28 ans, également petit-fils du président congolais, Denis Sassou Nguesso, Jeanne Matoua, 38 ans, et Joseph Matoua, 40 ans, ont été mis en examen par un juge financier français». Il leur est reproché d’avoir «‘‘sciemment’’ bénéficié d’un important patrimoine immobilier ‘‘frauduleusement’’ assemblé en France par le patriarche, président du Gabon de 1967 jusqu’à sa mort en 2009», est-il indiqué.

L’AFP parle ainsi d’un patrimoine évalué à «au moins 85 millions d’euros». Et cette nouvelle inculpation porte à neuf le nombre de membres de la fratrie Bongo concernés. «Entre mars et avril, le juge Dominique Blanc avait déjà mis en examen Grâce, Betty, Arthur puis Hermine Bongo, d’autres enfants. Ces quinquagénaires ont tous contesté avoir eu connaissance du caractère frauduleux de cette fortune», apprend-on. À en croire cependant Africa Intelligence et l’AFP, «d’autres enfants, parmi les 54 du défunt président» sont encore dans le viseur de l’Hexagone. Ils seraient comptables d’une fortune provenant entre autres «du délit de corruption des sociétés pétrolières, notamment Elf Aquitaine aujourd’hui TotalEnergies», selon un arrêt de février dernier de la Cour d’appel de Paris.

 

Théodore Ayissi Ayissi

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