La Beac dans le fauteuil du dépositaire unique

La Caisse autonome d’amortissement (CAA) du Cameroun et la Bourse des valeurs mobilières d’Afrique centrale (BVMAC) ont transféré leurs compétences à la Banque centrale.

Les conventions de transfert ont été signées le 22 mars à Ndjamena (Tchad), entre les 3 acteurs sus-identifiés. D’après Abbas Mahamat Tolli, gouverneur de la Beac, cet acte consacre «l’aboutissement de la première phase, pour ce qu’il est de l’unification des dépositaires centraux». En d’autres termes, «la Cemac dispose d’un dépositaire central unique», qui sera pour l’instant logé au siège de la Beac à Yaoundé, au Cameroun.

Cette fusion juridique devrait désormais conduire les acteurs du marché financier à faire allégeance à la Beac. Les agréments des entreprises et les procédures seront désormais sous le lead de la Beac. Il lui reviendra donc désormais de sensibiliser les entreprises et les autres acteurs visés par l’article 8 de l’Acte additionnel portant unification du marché financier de la Cemac. La Banque centrale devra aussi travailler à la création d’une entité autonome qui assurera le rôle de dépositaire central unique du marché financier.

Achoppement
Par ailleurs, la fusion physique des institutions de régulation des deux marchés financiers coexistants est achevée depuis le 1er mars 2019. Dans le même temps a eu lieu le transfert du personnel de la Commission des marchés financiers du Cameroun (CMF) pour la Commission de surveillance du marché financier d’Afrique centrale (Cosumaf), désigné pour être l’unique régulateur.

Reste à franchir une dernière étape: arriver à une bourse unique dans la sous-région. A ce sujet, un traité de fusion, validé par la DSX, attend l’adhésion de la BVMAC. Celle-ci, aidée par le Gabon, conteste les termes de la fusion proposée par le rapport d’audit du cabinet Price Water Cooper (PWC) Cameroun et validé par la Beac et la Cosumaf. Il s’agit de la géographie du capital de la nouvelle infrastructure boursière, de l’évaluation du patrimoine de chaque bourse et du montant de l’indemnisation du personnel à licencier. La Beac a jusqu’au 30 juin pour achever le processus.

 

Zacharie Roger Mbarga

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