La Beac face au défi de la stabilité monétaire

La banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac) entend assécher le système bancaire communautaire pour préserver la stabilité de la monnaie.

A travers son Comité du marché monétaire (CMM) réuni en session ordinaire en février dernier, la Beac projette en réalité de déclencher dans les tous prochains jours, des opérations de reprises de liquidités dans la sous-région Afrique centrale. En réduisant de la sorte la liquidité du système bancaire de la Communauté des Etats de l’Afrique centrale (Cemac), il est question «de stériliser les réserves oisives observées et mieux contenir les risques pesant sur la stabilité monétaire», a fait savoir un communiqué que l’institution monétaire a rendu public le 12 mars dernier.

La Beac envisage de recourir à un mécanisme classique. L’institution mettra alors en vente auprès des banques commerciales des titres publics (Bons du Trésor assimilables) qu’elle détient. En procédant ainsi, la banque sous-régionale d’émission de la monnaie répond également à une exigence du Fonds monétaire international (FMI). L’institution de Bretton Woods presse en effet depuis l’année dernière, la Beac pour qu’elle assèche le système bancaire communautaire jugé en sur liquidité.

Les craintes du FMI reposent sur le fait que «la liquidité inutilisée pourrait facilement entrainer des sorties de capitaux, ce qui pourrait engendrer une baisse des avoirs extérieurs de la Cemac et fragiliser le FCFA, la monnaie commune». De son côté, la Beac redoutait que cette absorption n’entrave le développement du marché bancaire et ne fragilise davantage les banques déjà en difficulté. Mais il y a aussi pour la banque sous-régionale, la crainte de subir des pertes d’exploitation du fait du coût d’absorption desdites liquidités.

Théodore Ayissi Ayissi (stagiaire)

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