La Beac attendue sur les conditions de rachat de la dette des États

Les banques commerciales de la sous-région ont désormais les yeux rivés sur la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac).

Système financier : la Beac recommande la vigilance

Depuis l’annonce par son Comité de politique monétaire (CPM) du lancement pour les six prochains mois «d’un programme de rachats ponctuels et ciblés, sur le marché secondaire, des titres publics émis par les États membres de la Cemac», les faits et gestes de la banque centrale sont scrutés à la loupe. Si dans leur grande majorité les institutions bancaires secondaires opérant dans la sous-région ont accueilli favorablement la nouvelle, il subsiste tout de même des craintes quant aux conditions d’implémentation de cette décision. Et en tant que premiers investisseurs en titres publics sur le marché monétaire de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale, les banques camerounaises sont en réalité les premières concernées par les précisions jusque-là encore attendues.

Pour certains établissements bancaires, «le secteur craint surtout que ce programme soit fortement conditionné, comme cela a été le cas pour l’augmentation exceptionnelle des injections de liquidités engagée par la banque centrale en avril dernier». Cette crainte est d’autant plus forte chez ces opérateurs du secteur que, selon des données sur l’activité bancaire en fin avril 2020, «le taux des créances douteuses (dont le remboursement est confronté à un risque élevé) atteignait les 16% d’un encours global de crédits de 3650 milliards FCFA. Cela représente un montant brut de 585 milliards FCFA de créances douteuses pour les banques commerciales camerounaises auxquels il faut ajouter les 456,2 milliards FCFA qui sont provisionnés».

TAA

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