Bamenda : La vie reprend après le « Lockdown »

Depuis vendredi 15 février dans la cité capitale du Nord-ouest, les populations ont pu sortir après 10 jours d’une opération « verrouillage » imposée par les séparatistes.

Une rue de Bamenda.

Depuis le 4 février 2019, les populations se sont terrées à la maison, respectant malgré elles, les villes mortes d’une dizaine de jours à elles imposées par les séparatistes de la république virtuelle “d’ambazonie”. “J’ai passé le temps à me tourner les pouces pendant onze jours à domicile” se plaint John Ngwa, habitant de Ngomgham, l’un des quartiers de Bamenda.

Muma Elivinus quant à lui affirme avoir passé près de deux semaines de calvaire ” faute de provisions, j’étais fatigué de prendre à temps et à contretemps du café. J’allais mourir de faim”. Pour sa part Papa Alhaji maudit ceux qui ont institué ces villes mortes.

Et pour cause ” mon épouse a rendu l’âme parce que je suis dans un quartier sur la route qui mène dans l’un des camps des ambazoniens. Ma femme était malade, j’ai fait appel à l’ambulance pour l’évacuer à l’hôpital. L’ambulance n’est pas venue à cause de l’insécurité.

Elle a rendu l’âme “. Nombreux sont les patients qui ne se sont pas rendu à l’hôpital ces onze jours de villes mortes qui se sont écoulés. Voilà le prix payé par la population du Nord-ouest.

Et ce n’est pas tout. Elle encore subir ce lundi 18 février et ce jusqu’à mercredi 20 février 2019, jour du procès des leaders Sisiku Ayuk Table et Co au tribunal militaire de Yaoundé.

Rémy Binoui

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