Baisse de croissance et ajustements budgétaires dans la CEEAC

«Les économies de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) vont connaître une baisse collective de 4,7 points de leur croissance du PIB par rapport aux prévisions».

 

C’est la quintessence d’un communiqué rendu public le 16 mars dernier à Yaoundé par la représentation pour l’Afrique centrale de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA). Du point de vue de l’institution onusienne, la baisse drastique trouve sa justification dans la survenue de la pandémie de Coronavirus. Toutes choses qui appellent impérativement des réajustements comme la diversification des économies, même si ce n’est pas la seule piste à explorer.

Au niveau de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), le secrétariat permanent du Programme de réformes économiques et financières (PREF-CEMAC) penche pour l’adoption rapide des lois de finances rectificatives. L’organe communautaire s’explique d’ailleurs dans un rapport publié le 22 mars dernier et intitulé «Incidences économiques et financières du Covid-19 sur les économies de la CEMAC, esquisses de solutions».

Selon l’instance, il est question «d’aligner la gestion des finances publiques sur des prévisions actualisées et réalistes de recettes budgétaires pour renforcer les moyens de lutte contre la pandémie, tout en garantissant le service de la dette». C’est ce qui a, en tout cas, justifié la tenue, le 28 mars dernier à Brazzaville, de la troisième session du Comité de pilotage du PREF-CEMAC. C’était à l’initiative de Denis Sassou Nguesso, président de la République du Congo.

D’autres pistes concernent cependant des actions du G20 en faveur de l’Afrique toute entière. Des experts pensent alors que les 20 pays les plus riches de la planète peuvent «appuyer la riposte sanitaire et humaine immédiate, mettre en place un plan de relance économique immédiat et mettre en œuvre des mesures immédiates pour protéger 30 millions d’emplois immédiatement menacés sur le continent». Mais dans l’absolu, l’Afrique centrale peut toujours compter sur les deux plans de sauvetage de l’Afrique, annoncés le 25 mars dernier par le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale. Il s’agit pour l’essentiel de financements en urgence et de la suspension du remboursement de la dette.

TAA

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