Avenir prometteur pour les projets intégrateurs de la Cemac

La table ronde des investisseurs des projets intégrateurs de la Cemac s’est tenue du 16 au 17 novembre dernier à Paris.

L’opération de charme de la Commission de la Cémac et du Programme des réformes économiques et financières de la sous-région (Pref-Cemac) a porté ses fruits. La délégation de la sous-région est revenue les mains pleines: «3,8 milliards d’euros mobilisés. Une réussite au-delà de toute espérance» fait savoir, pour s’en réjouir, la Commission de la Cemac à travers un communiqué de presse rendu la semaine dernière.

Les onze projets intégrateurs, objet du déploiement des officiels de la Communauté dans la capitale française, se déclinent en quatre principaux axes. Il s’agit précisément de la facilitation du transport et des échanges; de la production et l’interconnexion des réseaux électriques et de communication; du marché commun et de la diversification économique; et du capital humain. Pour leur financement, l’Afrique centrale avait bon espoir de mobiliser 3,4 milliards d’euros, mais au final, la sous-région a obtenu 400 000 euros de plus. Un exploit.

En effet, au moment où débutait à Paris la table ronde des donateurs sous la haute impulsion du président congolais, Denis Sassou Nguesso, président dédié du Pref-Cemac, rien n’était gagné. Il se trouve que pour la délégation de la Cemac, conduite par le président de la Commission, le Pr Daniel Ona Ondo, le contexte de la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 dans lequel se déroule la rencontre était de nature à émousser, voire doucher l’enthousiasme des investisseurs. Ainsi que s’est du reste attaché à le rappeler le chef de la délégation de la Cemac, «les activités économiques ont été mises à rude épreuve. Les gains des efforts d’assainissement des finances publiques et des réformes ont été effacés. La situation sociale s’est tendue avec la perte de nombreux emplois… En 2020, la Cemac enregistrerait une récession estimée à -3,1% contre une croissance initiale projetée avant la crise sanitaire estimée à 3,3%».

Après l’étape de Paris, l’Afrique centrale a désormais le regard tourné vers le démarrage effectif des travaux. «L’horizon de la réalisation est fixé à 2025, ce qui devrait accélérer durablement l’intégration physique et commerciale de la sous-région», précise à toutes fins utiles, la Commission de la Cemac.

Théodore Ayissi Ayissi (stagiaire)

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