Argent sale : les sentinelles en conclave à Yaoundé

Un dialogue citoyen est annoncé à Yaoundé du 9 au 10 décembre 2019.

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Les scandales financiers à répétition révélés dans les médias ont intensifié le débat public sur les paradis fiscaux, l’évasion fiscale et les fuites illicites de capitaux. Forcément difficiles à estimer, les flux financiers illicites (FFI), c’est-à-dire les fonds reçus, transférés ou utilisés de façon illégale au-delà de la frontière d’un pays, sont un phénomène d’une grande ampleur, aux formes diverses et se nourrissant de l’opacité de la structure financière internationale. Bien qu’il n’épargne aucun pays, son impact se fait sentir le plus lourdement dans les pays les plus pauvres. En effet, les FFI transfèrent à l’étranger les richesses qui auraient pu être investies localement, grèvent des recettes publiques déjà faibles, et corrompent les institutions étatiques, contribuant ainsi à maintenir ou aggraver les niveaux de pauvreté et d’inégalité.

C’est sur ce constat qu’un dialogue citoyen est annoncé à Yaoundé du 9 au 10 décembre 2019. Ladite actualité rentre dans le cadre de la mise en œuvre de l’action « Gouvernance budgétaire pour la fourniture des services de base durable dans le respect de la préservation de l’environnement » financé par l’Union Européenne et le projet « Renforcement de la Justice Fiscale au Cameroun » Financé par l’Agence Norvégienne de Développement (NORAD) avec l’appui de Tax Justice Network-Africa. A travers des discussions et échanges de points de vue, ce consortium entend pour traduire son engagement dans la lutte contre la corruption et la préservation du développement, la paix et la sécurité.

Selon le comité d’organisation, ce dialogue vise  notamment à : « encourager le gouvernement dans ses efforts de lutte contre la corruption et les flux financiers illicites pour la mobilisation optimale et la gestion efficiente des ressources budgétaires nécessaires à la préservation du développement, la paix et la sécurité pour un Cameroun émergent ; informer le grand public que les administrations et les citoyens se doivent d’être exempts de la corruption afin d’assurer la paix et la sécurité pour un Cameroun émergent ; sensibiliser et engager les citoyens, les jeunes et les femmes sur la lutte contre la corruption, les flux financiers illicites pour les droits de l’homme ».

Bobo Ousmanou

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