Après les maladies infantiles: la CEEAC face aux crises de la quarantaine

Ce 18 octobre 2023 était jour de célébration de la quatrième édition de la Journée de l’intégration régionale.

Le président équato-Guinéen

Une formidable occasion pour la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) de célébrer également jusqu’au 25 novembre prochain, le 40ème anniversaire de la création de l’institution sous-régionale. Sur le thème évocateur: «La CEEAC, 40 ans de construction d’une communauté de destin vers une Afrique unie, pacifiée et développée». Et le discours de circonstance du président en exercice de la Communauté a constitué le point d’orgue des festivités au siège provisoire de la Commission à Malabo, ainsi que dans les onze États membres. Sans nécessairement réussir à rassurer quant à l’avenir de la sous-région. Tant les écueils énumérés par Teodoro Obiang Nguema Mbasogo sont nombreux.

«Le quarantième anniversaire de la CEEAC est perturbé par de fortes tensions géopolitiques internationales qui se manifestent clairement par des guerres aux quatre coins du monde et des enjeux de pouvoir moins évidents. Et en Afrique centrale, ces tensions prennent des formes diverses». Le président équato-Guinéen mentionne, entre autres, «la situation sécuritaire au Sahel qui reste incontrôlable, et l’extrémisme violent… qui ont tous deux des répercussions sur les pays voisins de notre sous-région». Le cas de «la crise au Soudan et de ses graves conséquences au Tchad et en Centrafrique; ou encore de la poursuite de la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC», relève le discours.

Toujours au chapitre des maladies chroniques dont souffre la sous-région, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo évoque «les cycles de menaces asymétriques ou non traditionnelles telles que la piraterie maritime, l’immigration clandestine, la pêche illégale, l’exploitation illégale des ressources naturelles et les trafics en tous genres». De même, «le communautarisme, la résurgence des changements anticonstitutionnels, l’instabilité sociale, les effets persistants de la pandémie de Covid-19 sur nos économies», ont trouvé une place de choix dans le check-up du président en exercice de la CEEAC. Et le président équato-guinéen de lancer en guise d’avertissement: «si nous n’y prenons garde, ces contraintes pourraient finir par avoir un impact plus négatif sur le développement économique et social de notre Communauté».

Des raisons d’espérer existent cependant. Elles reposent notamment sur «l’intensification du plaidoyer pour la mise en œuvre du Plan stratégique indicatif à moyen terme 2021-2025 de la CEEAC adopté par les chefs d’État et de gouvernement et visant à renforcer l’intégration sous-régionale, ainsi que d’améliorer la visibilité des réalisations de la Communauté», insiste Gilberto Da Piedade Verissimo, président de la Commission. De manière à «renforcer notre volonté à évoluer ensemble dans les domaines identifiés par le Traité révisé de la CEEAC. À savoir politique, sécuritaire, économique, monétaire, social, culturel, environnemental et scientifique», rappelle pour sa part Teodoro Obiang Nguema Mbasogo.

Théodore Ayissi Ayissi

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