Les alliances partis politiques-groupes armés dénoncées par la Minusca

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation de la République Centrafricaine (Minusca) n’a de cesse d’appeler tous les acteurs du processus électoral dans ce pays en proie à une crise politique à la responsabilité. Au cours de la conférence de presse hebdomadaire du 9 décembre dernier, le porte-parole de la Force onusienne n’a d’ailleurs pas manqué d’«exprimer sa forte préoccupation et de condamner les alliances entre les partis politiques et les groupes armés».

Vladimir Monteiro a alors saisi l’occasion de la rencontre avec la presse pour de nouveau appeler, au nom de son organisation, «les groupes armés à respecter leurs engagements et à s’abstenir de poser des actes pouvant entraver ledit processus électoral», indique à ce sujet une note d’information en date du 9 décembre 2020. La Centrafrique va en effet connaître un grand moment de son histoire politique avec la tenue le 27 décembre prochain des élections présidentielles et législatives. Il s’agit là, de façon claire, de scrutins électoraux sur lesquels la Minusca, ses partenaires et le peuple centrafricain fondent beaucoup d’espoirs.

Car pour tout dire, il est attendu de ces consultations électorales qu’elles conduisent à une sortie définitive de la crise qui secoue le pays depuis la chute de François Bozizé. Et pour toutes ces raisons, la Minusca à travers son porte-parole a clairement souhaité que «la campagne électorale qui a débuté le 12 décembre dernier, se déroule de façon apaisée, appelant tous les candidats à bannir les discours de haine et d’incitation à la violence», renseigne la note d’information. Mais la Force internationale s’est tout de même félicitée de la tournée des représentants du G5 également déterminés à conduire le processus engagé à son terme.

TAA

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