Alice Maguedjio: «C’était une réussite»

La présidente du Syndicat des commerçants et détaillants du Wouri (Sycodew) dresse le bilan de leur participation à la première édition de la FIAC.

Que peut-on retenir de vos 16 jours passés à la FIAC? Je dirai tout simplement que je lis sur les visages des commerçants du Wouri le sentiment de l’épanouissement, c’est le plus important. Ils ont changé leur train-train quotidien, ils sont émerveillés par ce beau monde.

De temps en temps, ils participent à des conférences, visitent d’autres stands et quelques-uns trouvent des partenaires sérieux. Comme je le dis souvent, l’heure de la modernité est déjà arrivée. Le commerçant ne devrait plus être le sédentaire, celui qui reste sur place attendre le client. Et c’est ce qu’ils ont compris au sein du Sycodew. Ce qui me réjouit encore davantage, c’est que de la bouche des commerçants, même les moins attendus, on a entendu ceci: «on ne vient pas vendre à la foire, mais on vient s’échanger des adresses, on vient nouer des partenariats, nous pensons que nous pouvons, après la foire, avoir des retombées».

C’est cela aussi l’idée de la foire : faire en sorte que le commerçant comprenne qu’on vient à la foire pour découvrir, on vient à la foire pour se faire connaitre, pour échanger des adresses, que les retombées de la foire c’est après parce que 16 jours ne suffiront pas à un commerçant pour réaliser des bénéfices pour amortir le petit d’investissement réalisé. Néanmoins, il y en a qui font des grandes affaires. Certains commerçants partent même des autres petits marchés pour venir acheter ici à la foire.

Nous avons aussi été réjoui par le fait que le casting a plu à plusieurs personnes, parce qu’on a mis l’accent sur le «made in Cameroon». Sur les 50 stands qu’on nous a offerts, à peine deux vendaient des produits importés. Le reste, c’est des produits fabriqués localement. Personnellement, je pense que pour une première édition, ce fût une réussite au regard du volume des gens qui ont visités notre rayon. Je dis merci au passage aux organisateurs qui ont eu l’idée de faire un village pour les commerçants.

Quelles sont vos propositions pour que la deuxième édition de la FIAC soit meilleure ? La première des choses, c’est qu’on nous mette au parfum à temps afin de nous permettre de mieux nous préparer. Nous avons fait ce que vous avez vu en un espace de moins de deux mois. Plus on nous donnera du temps, plus on fera un bon casting et plus aussi on demandera d’avantage des stands. Ce n’est qu’à l’ouverture que certains ont cru et j’ai eu une forte demande de plusieurs personnes qui souhaitaient s’installer.

Donc nous souhaitons que pour les prochaines éditions, qu’on nous contacte à temps et qu’on réserve plus d’espaces encore. Comme c’était une première édition, on n’a pas su comment remplir les fiches de souscription pour être sûr d’avoir tout le nécessaire. Ça failli être l’objet de frustration pour nous qui n’avons pas eu des chaises, ni des tables. Heureusement, nous l’avons rattrapé à nous disant, il vaut mieux donner les chaises à celui qui vient de l’Extrême-nord, qu’à nous qui sommes ici sur place. Nous pouvons les trouver dans nos boutiques, ou maisons.

Propos recueillis par

Didier Ndengue

 

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